
Ah, la page de garde d'anglais... Un peu comme le sas de décompression avant de plonger dans le grand bain des verbes irréguliers et des faux-amis. C'est le moment crucial où l'on essaie de faire bonne impression, un peu comme quand on rencontre les parents de son crush pour la première fois.
Sauf que, au lieu d'un bouquet de fleurs et d'un sourire ultra bright, on a... un dessin. Et là, c'est le drame. Parce que soyons honnêtes, pour beaucoup d'entre nous, le talent artistique, c'est comme le wifi dans le métro : ça marche rarement quand on en a vraiment besoin.
On se retrouve donc à feuilleter désespérément le cahier, en quête d'inspiration. On se souvient vaguement de ces cours d'arts plastiques où l'on a vaguement gribouillé un truc vaguement ressemblant à un paysage. Mais là, sous la pression du regard inquisiteur de la prof d'anglais (qui a l'air de croire que chaque page de garde est une œuvre d'art en puissance), l'inspiration s'évapore plus vite qu'une glace au soleil.
Les grands classiques de la page de garde Anglais
Il y a bien sûr les incontournables. Le drapeau anglais (plus ou moins bien dessiné, avec des proportions souvent douteuses, soyons honnêtes). Big Ben, qui ressemble plus souvent à une tour de Pise mal en point. Un bus rouge, généralement déformé comme s'il avait fait une course-poursuite avec un camion de glaces.
Et puis, il y a les plus ambitieux, ceux qui tentent le coup du personnage de fiction. Harry Potter (souvent méconnaissable, avec une cicatrice qui ressemble plus à une égratignure de chat). Sherlock Holmes (avec une pipe qui a l'air d'un serpent qui sort de son terrier). Bref, c'est rarement une réussite éclatante. C'est plus souvent un moment de solitude intense, où l'on se demande si on a vraiment fait le bon choix de ne pas prendre des cours de dessin.

Une fois, j'ai même vu un élève qui avait carrément collé une photo de lui déguisé en Shakespeare. C'était... audacieux. Disons que ça a marqué les esprits, mais pas forcément de la manière dont il l'espérait. La prof a eu l'air de se demander si elle devait appeler les services sociaux.
La solution de facilité (mais efficace)
Alors, quelle est la solution ? Laisser tomber et rendre une page de garde vide ? Surtout pas ! Il y a toujours des options. On peut opter pour la simplicité efficace. Une belle calligraphie (si on a la patience de s'y mettre). Quelques mots-clés bien choisis. Un motif géométrique sympa. Bref, miser sur la sobriété et l'élégance.

Autre option : le collage. On découpe des images dans des magazines (de voyage, de musique, de mode...). On les assemble de manière plus ou moins cohérente. Et hop, voilà une page de garde qui a de la gueule (enfin, qui a au moins le mérite d'être originale).
Finalement, l'important, ce n'est pas d'être un artiste né. C'est de montrer qu'on a fait l'effort. Que l'on s'est investi un minimum. Et surtout, de ne pas prendre ça trop au sérieux. Après tout, ce n'est qu'une page de garde. Ce qui compte vraiment, c'est ce qu'il y a à l'intérieur. Même si on a encore du mal avec le "present perfect continuous"...
Et puis, on peut toujours espérer que la prof ait plus de verbes irréguliers à corriger que de pages de garde à examiner. On croise les doigts !