
Alors, figurez-vous, l'autre jour, j'étais au café, tranquille, à siroter mon café au lait, quand mon pote Kevin, le roi du drame, me dit : "T'as vraiment pas vu Anohana ? Mais t'as rien vu de ta vie, mon pauvre !" Du coup, je me suis dit, faut que je remédie à ça. Et laissez-moi vous dire, c'était... spécial.
Anohana, pour les incultes comme moi avant (Kevin, je t'entends !), c'est un anime. Un anime qui, en gros, raconte l'histoire d'une bande de potes d'enfance. Ils étaient inséparables, les "Super Peace Busters" (le nom est déjà un chef-d'œuvre de ridicule, non ?), jusqu'à ce qu'une tragédie les frappe : la mort accidentelle de leur copine, Menma. Boum. Coup de massue émotionnel. On commence joyeusement, et bam, on vous envoie direct dans le mur des mouchoirs.
Des années plus tard, Jinta, le leader de la bande, devenu un hikikomori (un ermite des temps modernes, quoi), commence à voir le fantôme de Menma. Et là, ça se complique. Menma a une mission, un souhait à exaucer, mais elle ne se souvient plus lequel ! Du coup, Jinta doit reformer les Super Peace Busters, qui sont tous devenus des adultes brisés (ambiance !), pour l'aider à retrouver la mémoire. Imaginez le tableau : un geek asocial, une créatrice de mode gothique, un mec devenu beau gosse (mais toujours aussi con), et une intello complexée. C'est le club des loosers en thérapie de groupe, mais en version anime.
Le truc, c'est que Anohana, c'est hyper émouvant. Même Kevin, le roi du drame, pleurait comme une madeleine devant. Et croyez-moi, il a pleuré devant Transformers 5. C'est dire ! En fait, l'anime joue à fond la carte de la nostalgie, de la culpabilité, et du deuil. C'est tellement bien fait qu'on se sent obligé de faire une introspection sur sa propre enfance et sur les erreurs qu'on a commises (ou pas, hein, je ne vous juge pas !).

Un fait étonnant : saviez-vous que le nom "Menma" est en réalité un type de garniture de ramen ? Oui, oui, les tranches de bambou marinées ! On dirait que le créateur de l'anime avait juste très faim en cherchant un nom pour son personnage. C'est peut-être la raison pour laquelle j'avais envie de manger des ramen à chaque épisode. Coïncidence ? Je ne crois pas !
Bref, si vous cherchez un anime qui vous fera passer du rire aux larmes (et vice versa), Anohana est fait pour vous. Préparez les mouchoirs, le thé réconfortant, et éventuellement, une bonne provision de ramen. Et surtout, n'oubliez pas de remercier Kevin de m'avoir forcé à regarder ça. Même si, au fond, je lui en veux un peu de m'avoir brisé le cœur en mille morceaux.