
Alors, comme ça, on se sent l’âme d’un chef étoilé? On veut épater la galerie avec un chapon farci qui ferait pâlir d’envie Joël Robuchon (paix à son âme, et à ses purées légendaires)? Bravo! Mais, avouons-le, la perspective de cuisiner un tel plat peut aussi provoquer des sueurs froides. Pas de panique! On va démystifier la chose ensemble, avec une bonne dose d’humour et une pincée de folie. Promis, votre chapon ne finira pas en charbon.
Préparation : L'Opération Déminage (de Volaille)
D'abord, on se procure un chapon de qualité. Si possible, un qui n'a pas l'air trop rancunier d'avoir fini en plat de fête. Ensuite, on le sort du frigo au moins une heure avant de commencer. Un chapon froid, c’est un chapon boudeur, et il risque de faire des siennes pendant la cuisson. On n'oublie pas d'enlever le sac d'abats (foie, cœur, gésier). On les garde pour la farce, si le cœur vous en dit (sans mauvais jeu de mots).
La farce, parlons-en! C’est là où on peut laisser libre cours à son imagination. Marrons, champignons, pain d’épices, saucisse, voire même quelques truffes si on a gagné au loto… L'important, c'est de ne pas la tasser comme un dingue. Il faut laisser de la place pour que la chaleur circule, sinon, vous allez avoir une farce sèche et un chapon tristounet.
Cuisson : Le Marathon (pas le Sprint!)
La cuisson, c'est le moment de vérité. On préchauffe le four à 180°C (thermostat 6), et on pose notre chapon farci dans un plat à rôtir. Une bonne dose de beurre fondu, quelques herbes de Provence, et on est prêt à lancer les hostilités.

- L'arrosage : C’est le secret d’un chapon moelleux. Toutes les 30 minutes environ, on l’arrose avec son propre jus (ou avec du bouillon de volaille si on est à court de jus). On ne lésine pas, on veut un chapon qui baigne dans le bonheur!
- Le temps : Comptez environ 30 minutes de cuisson par livre de chapon. Un petit test simple pour vérifier la cuisson : piquez la cuisse avec une fourchette. Si le jus qui s’en échappe est clair, c’est gagné! S’il est rosé, on remet ça pour quelques minutes.
- La surveillance : On garde un œil sur lui. Si jamais il commence à brunir trop vite, on le recouvre d'une feuille d'aluminium. On ne veut pas qu'il prenne des coups de soleil, le pauvre!
Repos : La Sieste du Chapon
Une fois cuit, on laisse reposer le chapon pendant au moins 15 minutes, sous une feuille d’aluminium. C’est essentiel pour que les sucs se répartissent uniformément et que la viande reste juteuse. Imaginez-vous en train de courir un marathon et qu’on vous demande de repartir à toute vitesse juste après la ligne d’arrivée… Pareil pour le chapon, il a besoin de souffler!
Ensuite, on le découpe avec grâce et élégance (ou pas, tant que c'est bon!). On sert avec une bonne purée de pommes de terre (Robuchon approuverait!), des légumes de saison, et une sauce onctueuse.

Alors, prêt(e) à relever le défi? Vous voyez, ce n’était pas si sorcier! Si vous suivez ces quelques conseils, vous allez impressionner vos convives et devenir le roi (ou la reine) du chapon farci. Et si jamais, malgré tout, ça tourne au fiasco… bah, au moins, vous aurez une belle histoire à raconter! Après tout, qui n'a jamais raté un plat de fête? (Clin d’œil complice)
N’oubliez pas : le plus important, c’est de s’amuser. Et si votre chapon ressemble plus à un pigeon déplumé qu’à une volaille digne d’un restaurant gastronomique, consolez-vous en vous disant que… au moins, vous avez essayé! Et puis, il y a toujours la possibilité de commander des pizzas. 😉