Création De La Communauté économique Européenne

Alors, mes amis, asseyez-vous, commandez un café, et laissez-moi vous raconter l'histoire la plus improbable qui soit : comment six pays européens, après s'être mis sur la tronche pendant des siècles, ont décidé de se donner la main et de créer une sorte de super-club économique. C'est l'histoire de la création de la Communauté économique européenne (CEE), ou, comme je l'appelle affectueusement, le club des copains-coquins de l'Europe!

Le contexte : Après la tempête, le soleil… ou presque

Imaginez-vous : on est au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. L'Europe est en ruines, moralement et matériellement. La France et l'Allemagne, qui passaient leur temps à se chamailler comme des gamins dans une cour d'école, se regardent avec un mélange de remords et de suspicion. "Peut-être... peut-être qu'on devrait arrêter de se battre à tout bout de champ ?" se sont-ils dit, probablement entre deux tasses de café très fort (parce que bon, c'était quand même l'après-guerre).

C'est là qu'entre en scène une bande de visionnaires, des idéalistes un peu fous, qui ont eu l'idée saugrenue de dire : "Et si on mettait nos ressources en commun ? Et si on créait un marché unique où tout le monde pourrait commercer librement ? Et si on devenait... amis ?". C'était un peu comme proposer à un chat et un chien de devenir meilleurs amis. L'idée était folle, mais elle avait le mérite d'être originale.

Petite liste des raisons qui ont poussé ces pays à se rapprocher (parce que bon, l'amitié, c'est bien beau, mais il y a souvent une raison derrière) :

  • La peur de l'URSS : Le grand ours russe faisait peur à tout le monde, alors autant se serrer les coudes. C'est toujours plus rassurant de se battre à plusieurs contre un ours, même si on n'a pas très envie de se battre, de base.
  • La nécessité de se reconstruire : L'Europe était un champ de ruines, et il fallait bien trouver un moyen de se remettre sur pied. Mettre les ressources en commun, c'était un peu comme se partager une pizza géante : chacun en a un morceau, et c'est toujours mieux que de se battre pour une miette.
  • L'envie de retrouver une place sur la scène mondiale : L'Europe avait perdu de son influence après la guerre, et il fallait bien trouver un moyen de la regagner. En s'unissant, les pays européens espéraient parler d'une seule voix et peser davantage dans les négociations internationales. Un peu comme si six personnes décidaient de chanter la même chanson en même temps : ça fait plus de bruit!

Le traité de Rome : La naissance du club des six

En 1957, six pays se sont donc réunis à Rome (logique) pour signer le traité qui allait donner naissance à la CEE. Ces pays, ce sont :

Après la guerre, quelle Europe ? | Chemins de mémoire
Après la guerre, quelle Europe ? | Chemins de mémoire
  • La France : Toujours partante pour une bonne révolution (et pour manger du fromage, évidemment).
  • L'Allemagne : Prête à montrer qu'elle pouvait être un partenaire fiable (et à construire des voitures de course, bien sûr).
  • L'Italie : Avec son charme latin et son sens de la dolce vita (et ses pâtes, évidemment).
  • La Belgique : Un petit pays, mais avec un grand cœur (et du chocolat, bien sûr).
  • Les Pays-Bas : Les rois de la gestion de l'eau et des tulipes (et du fromage, encore!).
  • Le Luxembourg : Un pays minuscule, mais avec une grande ambition (et des banques, bien sûr).

Imaginez la scène : six délégations, réunies dans une salle somptueuse, en train de négocier pied à pied chaque virgule du traité. Des traducteurs qui suent à grosses gouttes pour traduire les discours parfois fleuris des uns et des autres. Des diplomates qui se regardent en chiens de faïence, mais qui finissent par se serrer la main. C'était un peu comme un mariage arrangé, mais avec des conséquences bien plus importantes.

Le traité de Rome, c'était un peu le mode d'emploi du club des six. Il définissait les règles du jeu, les objectifs à atteindre, et les institutions à mettre en place. En gros, il s'agissait de :

SYMBOLES, TRAITÉS ET OBJECTIFS timeline | Timetoast timelines
SYMBOLES, TRAITÉS ET OBJECTIFS timeline | Timetoast timelines
  • Créer un marché commun : Supprimer les barrières douanières entre les pays membres, pour que les biens et les services puissent circuler librement. C'était un peu comme ouvrir les frontières à une grande braderie géante.
  • Mettre en place une politique agricole commune (PAC) : Soutenir les agriculteurs européens, pour qu'ils puissent continuer à produire de la bonne nourriture (et se plaindre, bien sûr).
  • Créer une union douanière : Adopter une politique commerciale commune vis-à-vis des pays tiers. C'était un peu comme se mettre d'accord sur les prix pour ne pas se faire arnaquer par les commerçants étrangers.

Les institutions de la CEE : Un vrai casse-tête

Pour faire fonctionner ce beau projet, il fallait mettre en place des institutions. Et là, c'est devenu un peu compliqué. On a inventé des noms bizarres, des acronymes imprononçables, et des procédures à faire pâlir un juriste. En gros, il y avait :

  • La Commission européenne : C'était un peu le gouvernement de la CEE. Elle proposait les lois, veillait à leur application, et représentait la CEE à l'étranger. Un peu comme le chef de la bande, mais avec plus de responsabilités (et moins de fun).
  • Le Conseil des ministres : C'était l'assemblée des ministres des pays membres. Ils votaient les lois proposées par la Commission, et définissaient les grandes orientations politiques de la CEE. Un peu comme une réunion de famille, mais avec des enjeux bien plus importants (et moins de disputes pour la télécommande).
  • Le Parlement européen : Au début, il n'avait pas beaucoup de pouvoir. Il était surtout là pour donner son avis (qu'on n'écoutait pas toujours, soyons honnêtes). Mais au fil des années, il a gagné en influence, et il est devenu une institution essentielle de l'Union européenne. Un peu comme le petit frère qui finit par grandir et qui commence à donner des leçons aux aînés.
  • La Cour de justice : Elle veillait au respect du droit européen. Elle tranchait les litiges entre les pays membres, et elle pouvait même censurer les lois nationales si elles étaient contraires au droit européen. Un peu comme le juge qui arbitre un match de foot : il a le pouvoir de siffler la faute, mais il ne peut pas empêcher les joueurs de se chamailler.

Les débuts de la CEE : Un succès inattendu

Contre toute attente, la CEE a été un succès. Les échanges commerciaux entre les pays membres ont explosé, la croissance économique a décollé, et les Européens ont commencé à se sentir un peu plus... européens. C'était un peu comme si on avait découvert une nouvelle recette miracle pour le bonheur et la prospérité.

Histoire | economiesuisse
Histoire | economiesuisse

Bien sûr, tout n'a pas été rose. Il y a eu des crises, des désaccords, et des moments de doute. Mais dans l'ensemble, la CEE a réussi à surmonter les obstacles et à progresser. Et elle a même fini par attirer de nouveaux membres. Petit à petit, le club des six s'est agrandi, jusqu'à devenir l'Union européenne que nous connaissons aujourd'hui.

Alors, la prochaine fois que vous entendrez parler de l'Union européenne, pensez à cette histoire improbable, à ces visionnaires un peu fous, et à ces six pays qui ont décidé de se donner la main. Et rappelez-vous que, même si c'est parfois compliqué, l'Europe, c'est quand même une sacrée aventure!

Et maintenant, on commande une autre tournée de café ?