Dessin De Cahier De Litterature En Page Dce Garde

Alors, l'autre jour, j'étais à la librairie. Vous savez, ce genre de librairie où tu te sens instantanément plus intelligent juste en franchissant la porte ? Bref, je flânais entre les rayons de littérature, quand j'ai vu ça. Un cahier de brouillon, tout simple, mais sur la première page, un dessin. Un truc pas hyper sophistiqué, hein, genre un gribouillage mi-poisson, mi-fusée. Et là, bam! Souvenir flash : mes propres cahiers de français au collège. Les couvertures griffonnées, les héros de romans transformés en caricatures... Ça vous dit quelque chose, ça, non ? 😉

Et ça m'a fait penser à la fameuse page de garde, cette première page sacrée de nos cahiers, surtout ceux de littérature. C'est un peu comme le tapis rouge de notre propre pièce de théâtre littéraire. Mais au lieu des strass et des paillettes, c'est souvent un maelström de créativité plus ou moins maîtrisée.

Pourquoi on dessinait (et on dessine encore !) sur nos pages de garde ?

Bonne question, n'est-ce pas ? Y a plusieurs raisons, à mon avis :

  • L'ennui profond : Soyons honnêtes, parfois, le cours de français, c'était... long. Le dessin, c'était un peu notre soupape de sécurité. Une manière de s'évader sans vraiment quitter la salle de classe. Avouez, vous avez tous colorié une fleur en écoutant (ou en faisant semblant d'écouter) l'analyse d'un poème de Baudelaire ! 😄
  • L'expression artistique (débridée) : On ne le dira jamais assez, la littérature, c'est une source d'inspiration incroyable. Et la page de garde, c'était notre toile, notre scène. On y rejouait les scènes marquantes, on y imaginait des fins alternatives, on y caricaturait nos profs (chut !).
  • L'appropriation du savoir : En gros, c'était notre manière de digérer ce qu'on apprenait. En transformant les concepts en images, on se les appropriait, on les rendait plus personnels. C'était notre mind map avant l'heure !

Les thèmes récurrents : un inventaire à la Prévert

Si on analysait toutes les pages de garde de cahiers de littérature du monde, on trouverait des motifs qui reviennent sans cesse. Je parie qu'on retrouverait :

  • Des citations (souvent mal orthographiées, soyons honnêtes). Un Verlaine approximatif, un Rimbaud incompris... Le charme de l'adolescence !
  • Des portraits (plus ou moins réussis) des auteurs étudiés. Victor Hugo avec une coupe afro ? Molière en rappeur ? Tout est possible !
  • Des symboles obscurs, compréhensibles uniquement par leur créateur (et encore...). Genre un triangle avec un œil dedans, représentant... je ne sais pas, la condition humaine ? 🤔
  • Des gribouillages abstraits, qui, soyons honnêtes, ressemblent plus à des tâches d'encre qu'à de l'art. Mais qui ont le mérite d'être là !

La page de garde : un vestige du passé... ou pas ?

Avec l'arrivée du numérique, on pourrait penser que la page de garde est vouée à disparaître. Plus de cahiers, plus de crayons, plus de place pour l'expression manuscrite... Mais je ne suis pas si sûre. Je pense qu'on a toujours besoin de ce petit espace de liberté, de ce moment de décompression créative. Peut-être qu'elle se manifeste différemment aujourd'hui, sur nos tablettes, nos ordinateurs... Mais l'esprit reste le même. Alors, la prochaine fois que vous voyez un gribouillage sur un écran, pensez à cette page de garde de cahier de littérature. C'est peut-être le début d'une grande œuvre ! Et vous, c’était quoi votre dessin fétiche sur vos cahiers ? Racontez-moi en commentaire ! 😊