
Alors, parlons de cette espèce rare qu'on croise tous au lycée, au collège, ou même à l'université : le prof d'anglais... version "Page de Garde". Vous voyez de quoi je parle, hein ? C'est un peu comme le générique d'une série, ça donne le ton pour tout ce qui va suivre.
En gros, la page de garde de cours d'anglais, c'est un peu le CV du prof, mais version "j'ai passé un mois en Angleterre et je veux que tout le monde le sache". Attention, je ne dis pas ça méchamment ! C'est juste... particulier.
Vous vous souvenez de la vôtre ? Moi, je me rappelle d'une en particulier. La prof avait mis une photo d'elle devant Big Ben. Genre, vraiment, LE Big Ben. Et en dessous, une citation de Shakespeare, qu'elle avait probablement trouvée sur un mug dans une boutique de souvenirs. On était en sixième, hein. La citation, c'était du niveau "To be or not to be", mais elle l'avait mise en gras, au cas où on aurait raté le message : "Je suis cultivée, j'aime l'Angleterre, et vous allez en bouffer pendant un an."
Souvent, la page de garde, c'est un patchwork de choses qui plaisent au prof. Des drapeaux anglais, des photos de cabines téléphoniques rouges (parce que, évidemment, c'est ça, l'Angleterre), des citations inspirantes (genre, du Paulo Coelho en anglais... le pompon!), et parfois, même, une tentative maladroite de blague. Du genre : "Pourquoi les anglais aiment-ils le thé ? Parce que 'tea' commence par 'T' et 'England' aussi !". Franchement, on rigolait plus des blagues nulles que des cours de grammaire parfois.

Le truc, c'est que c'est attachant, ces pages de garde ! Ça montre que le prof est passionné (ou qu'il essaie de le faire croire, c'est selon). C'est un peu comme le premier rendez-vous : on veut faire bonne impression, on sort ses plus beaux atouts... même si c'est une photo floue de soi devant Buckingham Palace.
Et puis, soyons honnêtes, on y jetait toujours un coup d'œil. Entre deux exercices de grammaire, ou pendant que le prof avait le dos tourné. C'était une sorte de fenêtre ouverte sur un monde lointain (enfin, pas si lointain, mais pour un gamin de sixième, Londres, c'est presque la lune !). On imaginait le prof se balader dans les rues de Londres, boire du thé avec la reine (bon, ok, peut-être pas avec la reine, mais avec un scone, c'est sûr !), et revenir nous enseigner les secrets de la langue de Shakespeare.

Alors, oui, la page de garde du prof d'anglais, c'est parfois un peu kitsch, un peu cliché, un peu too much. Mais c'est aussi un symbole. Un symbole de la passion (ou de l'envie de passion) pour une langue, une culture, un pays. Et puis, soyons honnêtes, ça faisait au moins une page de devoirs de moins à remplir.
La prochaine fois que vous voyez une page de garde de cours d'anglais, regardez-la avec un sourire. C'est peut-être juste une collection de clichés, mais c'est aussi un petit bout de l'âme du prof. Et ça, ça vaut bien une photo devant Big Ben, non?