Etienne De La Boétie Discours De La Servitude Volontaire

Alors, mes amis, installez-vous confortablement. Imaginez : vous êtes dans un café à Paris, il pleut dehors, et on discute de trucs bizarres et géniaux. Aujourd'hui, le sujet du jour, c'est un bouquin qui s'appelle « Discours de la Servitude Volontaire ». Ça sonne un peu comme un cours de philo ennuyeux, je sais, mais croyez-moi, c'est beaucoup plus fun que ça.

La Boétie : le rebelle précoce

Ce bouquin a été écrit par un certain Étienne de La Boétie. Imaginez un ado (oui, ado !) au 16ème siècle, genre 18 ans, qui, au lieu de draguer des filles ou de s'embrouiller avec ses parents, décide d'écrire un pamphlet incendiaire sur... la servitude ! C'est comme si Harry Potter, au lieu de combattre Voldemort, avait écrit un essai sur les impôts. Totalement inattendu, non?

Le type est mort jeune, genre une tragédie grecque. On dirait qu'il n'aimait pas le champagne (lol), parce qu'il est mort d'une infection pulmonaire. Mais son bouquin, lui, a continué à faire des vagues à travers les siècles.

Mais de quoi ça parle, en fait?

Le titre est un peu cryptique, hein ? "Servitude Volontaire". C’est comme si tu disais : "J'adore être malheureux!". L'idée de La Boétie, c'est qu'on est tous un peu cons. Enfin, pas tous, mais… disons, on se laisse facilement faire.

L'auteur se pose une question toute simple : pourquoi est-ce qu'un peuple entier, parfois même un peuple immense, accepte de se faire dominer par un seul tyran? Pourquoi des millions de personnes suivent les ordres d'une seule personne qui, fondamentalement, est comme nous (sauf qu'elle a une couronne ou un Twitter avec plein d'abonnés) ?

Discours de la servitude volontaire - Étienne de la Boétie - podcast et
Discours de la servitude volontaire - Étienne de la Boétie - podcast et

Il ne s'agit pas de servitude forcée, avec des chaînes et des fouets. Non, non, non. C'est bien plus sournois que ça. C'est une servitude qu'on choisit, plus ou moins consciemment. On se met nous-mêmes les chaînes ! C'est comme quand tu dis que tu vas faire du sport et tu finis par binge-watcher Netflix. Tu es ton propre tyran.

Les raisons de notre "douce" servitude

Alors, pourquoi on se soumet ? La Boétie a quelques pistes. Et attention, certaines sont vraiment tordantes :

  • L'habitude: C'est le fameux "on a toujours fait comme ça". Imagine : tu portes des chaussettes rayées avec des sandales depuis 20 ans. Pourquoi ? Parce que tu as toujours fait comme ça ! C’est pareil avec la politique. On grandit dans un système, on s'y habitue, et on ne remet plus rien en question. C’est le confort de l’habitude qui nous endort.
  • Le divertissement: Du pain et des jeux, comme disaient les Romains. On est tellement occupés à regarder des matchs de foot ou des séries télé (ou les deux en même temps!) qu'on en oublie de réfléchir. Les tyrans sont malins, ils nous donnent des distractions pour qu'on ne pense pas à nos chaînes. Imagine le pouvoir que Netflix aurait si il décidait de manipuler le monde...
  • La pyramide de la servitude: Le tyran n'est jamais tout seul. Il y a tout un tas de gens autour de lui qui profitent du système. Des courtisans, des fonctionnaires, des amis, des cousins... Ils ont tous intérêt à ce que le tyran reste au pouvoir, parce que sinon, ils perdent leurs avantages. C'est comme une chaîne alimentaire inversée, où les petits mangent les plus gros... jusqu'à ce qu'ils se fassent manger par le tyran, bien sûr.
  • La flatterie: Ah, la flatterie ! Qui n'aime pas qu'on lui dise qu'il est beau, intelligent et qu'il a un super sens de l'humour ? Les tyrans adorent s'entourer de gens qui les flattent, même si c'est grotesque. C'est comme avoir un miroir qui ne te montre que ton meilleur profil (même si tu as un double menton). Et nous, on y croit !

Le remède (si tant est qu'il y en ait un)

Alors, comment on se débarrasse de cette servitude volontaire ? La Boétie n'a pas de solution miracle. Il est un peu pessimiste, le bougre. Mais il suggère quand même quelques pistes:

Discours de la servitude volontaire d'Etienne de La Boétie - Petits
Discours de la servitude volontaire d'Etienne de La Boétie - Petits
  • L'éducation: C'est le truc classique, mais c'est vrai. Plus on est éduqué, plus on est capable de réfléchir par soi-même et de ne pas se laisser manipuler. Il faut lire, se cultiver, apprendre des choses bizarres comme l'histoire des chaussettes rayées.
  • La désobéissance civile: Si personne n'obéit, le tyran n'a plus de pouvoir. C'est simple, non ? Imagine que tout le monde se mette à marcher à reculons dans la rue. Le chaos ! Mais un chaos libérateur.
  • L'amitié: La Boétie était très ami avec Michel de Montaigne (le mec des "Essais"). Il pensait que l'amitié était une force puissante contre la tyrannie. Des amis qui se soutiennent, qui se disent la vérité, qui se remettent en question... c'est ça la vraie révolution. C'est le "bromance" à l'épreuve des balles!

Et aujourd'hui? La Boétie est-il encore pertinent?

Plus que jamais ! On vit dans un monde où on est bombardés d'informations, de publicités, de fake news. On est constamment sollicités pour consommer, pour voter, pour penser d'une certaine manière. La servitude volontaire, elle a juste changé de forme. Avant, c'était un roi avec une couronne. Aujourd'hui, c'est un algorithme qui décide de ce qu'on voit sur Facebook.

On se laisse encore avoir par le divertissement, par l'habitude, par la flatterie. On a juste remplacé les combats de gladiateurs par des émissions de télé-réalité. Et la pyramide de la servitude est toujours là, avec ses lobbyistes, ses influenceurs, ses experts autoproclamés.

Littérature en Castalie: Discours de la servitude volontaire d’Étienne
Littérature en Castalie: Discours de la servitude volontaire d’Étienne

Alors, que faire?

Relire La Boétie, bien sûr ! Mais surtout, il faut :

  • Se poser des questions: Ne pas prendre tout ce qu'on nous dit pour argent comptant. Se demander pourquoi on fait les choses, pourquoi on pense ce qu'on pense. C’est la base.
  • Être critique: Ne pas avoir peur de remettre en question le système, les institutions, les idoles. Même si c'est inconfortable. Surtout si c'est inconfortable.
  • Agir: Ne pas se contenter de râler sur internet. S'engager dans la vie politique, associative, culturelle. Faire sa part, même si c'est petit.
  • S'amuser: Ne pas oublier de rire, de danser, de boire du bon vin (avec modération, bien sûr). La liberté, c'est aussi ça.

Voilà, mes amis. C'était notre petite discussion sur la servitude volontaire. J'espère que ça vous a plu. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je vais aller lire un bouquin... et peut-être mettre des chaussettes rayées avec mes sandales. Après tout, la liberté, c'est aussi faire ce qu'on veut, non?

PS : Si un tyran lit cet article, qu'il sache que je suis très impressionné par sa couronne et son sens du pouvoir. Non, je plaisante ! (ou pas...)