
Alors, Evangelion: The End of Evangelion... comment dire ? C'est un peu comme quand tu commandes une pizza 4 fromages et qu'on te sert une montagne de Roquefort. Tu t'attendais à quelque chose de bon, de réconfortant, mais en fait, c'est... intense. Vraiment intense. Et tu finis par te demander si tu as bien fait de commander. Mais bon, après coup, tu te dis que c'était une expérience, quoi !
Imagine. T'as déjà vu la série, Neon Genesis Evangelion. C'était bizarre, philosophique, avec des robots géants et des ados déprimés. Tu te dis que le film va enfin tout expliquer, répondre à toutes tes questions. Que nenni! End of Evangelion, c'est la série, mais boostée aux hormones de l'apocalypse. C'est le genre de film qui te laisse bouche bée, le cerveau en ébullition, et une furieuse envie de prendre un bain chaud et de ne plus penser à rien.
La fin du monde, c'est un peu comme quand tu rates ton bus le matin, non ? Tout s'enchaîne, la journée part en vrille, et tu te dis que l'univers conspire contre toi. Dans End of Evangelion, c'est pareil, mais à l'échelle planétaire. Sauf que les bus sont remplacés par des Anges géants et la journée pourrie par la fin de l'humanité. Un peu plus dramatique, quoi.
Mais pourquoi c'est si... spécial ?
Déjà, l'ambiance. Oublie les couleurs vives et les combats héroïques. Là, c'est gris, c'est rouge, c'est sale. C'est la déprime absolue, mais en version cinématographique hardcore. Shinji, le héros (si on peut dire ça), est au plus mal. Il est perdu, il est lâche, il est... humain, finalement. C'est un peu comme nous tous, quand on est confronté à une situation qu'on ne maîtrise pas. Sauf que, lui, il doit piloter un robot géant pour sauver le monde. La pression, quoi !
Et puis, il y a les images. Certaines sont magnifiques, d'autres sont carrément dérangeantes. C'est un peu comme quand tu tombes sur une photo de toi datant du collège. Tu rigoles, mais en même temps, tu as envie de l'effacer de la surface de la Terre. End of Evangelion, c'est pareil. C'est un mélange de beauté et de malaise qui te poursuit longtemps après le générique de fin.

Le truc, c'est que End of Evangelion te fait réfléchir. Sur toi, sur le monde, sur le sens de la vie (s'il y en a un). C'est un peu comme quand tu passes une nuit blanche à refaire le monde avec tes potes. Sauf que là, c'est un réalisateur japonais qui te force à le faire en te balançant des images choc et des dialogues cryptiques.
En gros, End of Evangelion, c'est un bordel sans nom. C'est déroutant, c'est frustrant, mais c'est aussi incroyablement puissant. C'est un film qui te marque, qui te hante, et dont tu te souviendras toujours. Un peu comme la fois où tu as mangé trop épicé et que tu as passé la nuit sur le trône. Tu regrettes sur le moment, mais après, tu te dis que c'était une expérience... disons, mémorable. Allez, on se refait un marathon Evangelion ? (Non, je plaisante... ou pas ?).