
Ghost in the Shell 2: Innocence. On en parle. Souvent en bien. Trop en bien ?
Un chef-d'œuvre ? Vraiment ?
Attention, je ne dis pas que c'est nul. Loin de là. Visuellement, c'est une claque intersidérale. Sérieux, Mamoru Oshii est un magicien. Chaque plan est une peinture, une œuvre d'art. On dirait un rêve cyber-punk. Mais... est-ce que regarder un beau tableau pendant deux heures fait un bon film ?
Parce que, soyons honnêtes, l'histoire... on s'y perd un peu. On dirait une dissertation philosophique déguisée en film d'action. Il y a des poupées qui se suicident, des yakuzas cybernétiques, et Batou qui philosophe sur l'âme. C'est profond, c'est complexe... et c'est parfois incroyablement ennuyeux.
Je sais, je sais, je vais me faire taper sur les doigts. "Tu n'as pas compris le film !" "C'est une œuvre d'art intellectuelle !" Peut-être. Mais moi, je suis juste là pour regarder des robots se battre et me divertir un peu. Est-ce trop demander ?
Les dialogues : une torture ?
Ah, les dialogues ! C'est là que le film devient vraiment... spécial. On dirait que Mamoru Oshii a décidé de recaser toutes ses citations préférées de la philosophie antique dans la bouche de Batou. Résultat ? Des phrases longues, complexes et incompréhensibles. On dirait du Yoda qui aurait fait une thèse sur l'existentialisme.

"Dans un monde de plus en plus artificiel, qu'est-ce qui nous rend humains ?"
Oui, c'est une question intéressante. Mais est-ce qu'on a vraiment besoin de l'entendre dix fois pendant le film, débitée avec un sérieux olympique ?

Et puis, le rythme ! C'est lent. Très lent. On a l'impression de regarder un escargot faire son footing. On passe des minutes entières à contempler des décors magnifiques, sans qu'il ne se passe rien. C'est beau, mais au bout d'un moment, on a envie de crier : "Bougez-vous, les gars ! Il y a des méchants à dézinguer !"
Batou : le philosophe malgré lui ?
Parlons de Batou. Le pauvre, il est coincé dans ce film philosophique malgré lui. On sent qu'il aimerait bien juste distribuer des mandales et manger des boîtes de conserve pour chien, mais non, il doit philosopher sur la nature de la réalité et le sens de l'existence.

Je l'imagine bien en coulisses, en train de supplier Oshii : "Sérieux, est-ce que je peux au moins tirer sur quelqu'un ?" Mais non, il doit continuer à réciter des citations obscures. Quel supplice !
Alors, oui, Ghost in the Shell 2 est magnifique. Oui, c'est profond. Mais est-ce que c'est vraiment un film divertissant ? Je ne suis pas sûr. Peut-être que je suis trop simple d'esprit. Peut-être que je n'ai pas l'âme d'un philosophe. Mais moi, j'avoue : je préfère la version originale. Au moins, il y avait de l'action et Major Kusanagi qui bottait des culs.
Alors, voilà. Mon opinion impopulaire est balancée. Maintenant, lapidez-moi !