.jpg)
Ah, Final Fantasy XII. Le mouton noir (mais en réalité, le mouton très stylé) de la famille Final Fantasy sur PlayStation 2. On va pas se mentir, quand il est sorti, il a divisé plus de familles que le Monopoly un soir de Noël arrosé. Mais maintenant, avec le recul, avouons-le, c'est une petite pépite.
Oubliez les combats au tour par tour à l'ancienne. Ici, ça bastonne en temps réel, mais avec une programmation (Gambits, pour les intimes) qui vous permet de gérer votre équipe comme un mini-dictateur bienveillant (ou pas, on juge pas).
Imaginez: vous programmez votre soigneur pour qu'il balance des soins dès qu'un allié est blessé. Vous programmez votre tank pour qu'il attire l'attention des monstres comme un aimant à problèmes. Et vous, vous vous contentez de superviser le carnage, en buvant un café (ou un verre de vin, on ne sait rien) et en donnant des ordres occasionnels du genre "UTILISEZ LA LIMITE!". C'est pas beau, ça ?
Ivalice, le monde de FFXII, est juste magnifique. On parle quand même d'une carte immense, remplie de secrets, de monstres bizarres et de quêtes secondaires plus longues que les discours d'un politicien. Vous passerez des heures à explorer les plaines de Giza, les mines de Lhusu ou encore la cité flottante de Bhujerba. Attention aux tempêtes de sable et aux pièges cachés, Ivalice n'est pas un parc d'attractions pour touristes !
Les Personnages: Une Troupe de Joyeux Lurons
La bande de FFXII est... spéciale. On a Vaan, le voleur au grand coeur (et aux abdos en béton), qui rêve de devenir pirate du ciel. On a Ashe, la princesse qui a tout perdu et qui cherche à récupérer son trône. Et puis on a Balthier et Fran, le duo de pirates/bunny girl le plus charismatique de toute la saga Final Fantasy. Sérieusement, qui n'a pas craqué pour Balthier ? Avouez!

Sans oublier Basch, le chevalier déchu au passé trouble, et Penelo, l'amie d'enfance de Vaan qui sert surtout à... être là. On ne va pas se mentir, Penelo est un peu le Potimarron de l'équipe. Mignonne, mais pas vraiment indispensable.
Le système de job (les Licences) est génial. Vous choisissez des classes pour vos personnages (mage noir, guerrier, archer, etc.) et vous débloquez des compétences et des équipements en dépensant des points de licence. C'est un peu comme choisir ses spécialités au collège, sauf que là, vous pouvez changer d'avis en cours de route (enfin, presque).

Bien sûr, FFXII n'est pas parfait. L'histoire peut être un peu complexe par moments, et certains passages sont un peu répétitifs. Mais dans l'ensemble, c'est une expérience inoubliable. Et puis, la version Zodiac Age, remasterisée pour PS4, Xbox One, Switch et PC, corrige pas mal de défauts et ajoute du contenu supplémentaire. De quoi replonger dans Ivalice avec encore plus de plaisir !
Alors, si vous n'avez jamais essayé Final Fantasy XII, donnez-lui une chance. Vous risquez d'être surpris. Et si vous l'avez déjà joué, replongez-y, juste pour le plaisir de retrouver Balthier et de programmer vos Gambits comme un chef. Après tout, qui n'a jamais rêvé de commander une armée de choc tout en sirotant un jus de fruits ? Bon, peut-être vous, mais l'idée est là !
En conclusion, Final Fantasy XII, c'est un peu comme un vin rouge corsé. Il faut un peu de temps pour l'apprécier à sa juste valeur, mais une fois qu'on a compris, on ne peut plus s'en passer. Et puis, entre nous, qui bouderait un jeu où on peut traîner des pieds sur des dinosaures géants pour le simple plaisir ? Hein ? Personne, évidemment. Allez, à vos manettes et... "Je suis le premier rôle !" ( clin d'œil pour les connaisseurs).