
Alors, figure-toi, ma vie est devenue légèrement plus intéressante que de regarder la peinture sécher. Comment? Eh bien, disons simplement que je suis passée de la normale à... je ne sais pas... un personnage de roman, mais pas n'importe lequel : la méchante !
Oui, oui, la grande méchante, celle qui met des bâtons dans les roues de l'héroïne, celle qui a des rires diaboliques (enfin, pas moi, parce que je suis plutôt du genre rire maladroit). Mais, et c'est là que ça devient croustillant, ce n'est pas n'importe quel roman. Non, non. C'est un roman... anticlimatique. Genre, le drama qu'on attend tous, bah, il n'arrive jamais.
Comment je me suis retrouvée dans ce pétrin ?
Bonne question ! Je ne sais pas trop. Un jour, je lisais ce fameux roman (parce que, avouons-le, même les romans nuls ont leur charme), et le lendemain, BAM ! Je me réveille dans le corps d'Ariane Dubois, la méchante en chef. Au début, j'étais paniquée, tu imagines ? Je me voyais déjà organiser des plans machiavéliques, faire des grimaces devant un miroir... Tout ça, tout ça.
Sauf que... l'histoire est ennuyeuse. L'héroïne est super gentille, et au lieu de comploter, elle me propose du thé et des petits gâteaux. Du thé ! Et les méchants que je suis censée commander sont plus intéressés par leur pause déjeuner que par mes ordres. Sérieusement, j'avais l'impression d'être dans une sitcom ratée.
J'ai même essayé de forcer le destin, tu vois ? J'ai mis de l'huile sur les marches (un classique !), mais l'héroïne a juste glissé et ri. Elle a trouvé ça amusant ! Amusant ! Où est le drama, je te le demande ?

De méchante à... animatrice de colonie de vacances ?
Du coup, j'ai un peu abandonné l'idée d'être une méchante crédible. À la place, j'essaie d'améliorer la situation générale. J'organise des pique-niques, je leur apprends à faire des origamis, et je leur donne des conseils de mode (parce que, soyons honnêtes, les robes de l'époque étaient... particulières). C'est ça, être une méchante moderne !
Les autres personnages sont complètement déroutés. Ils s'attendaient à ce que je les empoisonne, et à la place, je leur propose des masques pour le visage. C'est un peu comme si Dark Vador se mettait à organiser des ateliers de tricot. Le chaos ! (enfin, un chaos plutôt mignon, si tu vois ce que je veux dire).

La morale de l'histoire (parce qu'il en faut bien une)
Alors, qu'est-ce que j'ai appris de tout ça ? Eh bien, que même dans un roman anticlimatique, on peut trouver sa propre voie. Que la méchanceté, c'est surfait. Que les petits gâteaux, c'est la vie. Et surtout, que même si on te donne un rôle préétabli, tu as toujours le choix de le réinventer.
Alors, la prochaine fois que tu te sentiras coincé dans une situation, souviens-toi de mon histoire. Deviens la méchante la plus improbable, celle qui apporte la joie et la bonne humeur. Le monde a besoin de plus de méchants gentils ! Et n'oublie pas, un rire maladroit vaut mieux qu'un rire diabolique.
Et qui sait ? Peut-être que ton histoire anticlimatique deviendra la plus belle de toutes. 😉