
Je me souviens, petite, j'étais obsédée par les couvertures de livres. Pas n'importe lesquels, hein, ceux de poésie. Je passais des heures à la bibliothèque, à les feuilleter sans forcément lire les poèmes, juste pour admirer les illustrations. Il y avait toujours un truc un peu magique, un peu mystérieux, qui m'attirait. C'était comme une promesse de voyage avant même de connaître la destination.
Et ça m'a fait penser... vous vous souvenez, vous, des illustrations des recueils de poésies de vos enfants (ou de vous-même, si vous êtes de la génération 2019-2020) ? C'est un peu le parent pauvre de l'œuvre, souvent oublié, mais pourtant tellement important !
L'importance des illustrations de couvertures... Sérieusement !
On a tendance à les ignorer, à penser que c'est juste un détail esthétique. Mais en réalité, l'illustration de couverture, c'est un peu comme le teaser d'un film. Ça donne le ton, ça crée une ambiance, ça tease (oui, je sais, anglicisme… désolée !) l'intérieur. Et dans le cas de la poésie, c'est encore plus crucial. Pourquoi ?
- Parce que la poésie, c'est souvent abstrait, voire carrément énigmatique. Une bonne illustration peut aider à dévoiler (un peu) le mystère.
- Parce que ça attire l'œil. Avouez-le, si la couverture est moche, vous n'avez pas envie d'ouvrir le livre, n'est-ce pas ? (Soyez honnêtes !)
- Parce que ça participe à la création de l'imaginaire. L'illustration, c'est le point de départ du voyage poétique.
2019-2020 : Une époque bénie pour l'illustration poétique ?
Alors, je ne vais pas vous mentir, je n'ai pas épluché tous les recueils de poésies parus entre 2019 et 2020 (quoique, ça pourrait être un projet intéressant…). Mais de ce que j'ai vu, il y avait une belle diversité. On trouvait de tout :
- Des illustrations naïves, un peu enfantines, qui correspondaient bien aux poèmes plus accessibles.
- Des illustrations abstraites, qui laissaient libre cours à l'interprétation. (Attention, parfois, ça frôlait l'incompréhensible, mais bon, c'est le risque !)
- Des illustrations plus réalistes, souvent des photos, qui ancraient les poèmes dans le réel.
Ce qui était intéressant, c'était de voir comment l'illustrateur ou l'illustratrice s'était approprié(e) l'œuvre du poète. Est-ce qu'il ou elle avait cherché à la compléter, à la contredire, à la sublimer ? C'est ça qui rendait chaque couverture unique.

Un appel aux éditeurs et aux illustrateurs !
Alors, si vous êtes éditeur ou illustratrice (ou les deux !), je vous en conjure : ne négligez pas les illustrations de couvertures des recueils de poésie ! C'est un atout majeur pour séduire les lecteurs et les lectrices. Prenez le temps de bien choisir l'image, de bien la travailler. C'est un investissement qui en vaut la peine. (Croyez-moi, j'étais une enfant obsédée par les couvertures de livres, je sais de quoi je parle !)
Et vous, chers lecteurs, la prochaine fois que vous croiserez un recueil de poésie, prenez le temps d'admirer la couverture. Peut-être que vous y découvrirez un chef-d'œuvre caché.