
Bonjour mes amis cinéphiles! Ah, Jackie Chan. Un nom, une légende, un synonyme d'acrobaties qui défient la gravité et de grimaces plus expressives qu'un mime sous caféine. Et quand on parle de Jackie, on ne peut pas éviter le chef-d'œuvre, l'apogée de l'ivresse martiale: Drunken Master! (Ou "Le Maître Chinois Ivre" pour les puristes francophones).
On va se le dire, le concept est déjà génial. Imaginez un peu: vous êtes nul en kung-fu. Votre seule solution? Apprendre un style de combat qui implique de... faire semblant d'être complètement bourré. Brilliant! Pure génie!
L'histoire, en (très) bref
Dans Drunken Master, Jackie joue Wong Fei-hung (oui, le même que dans "Il Était Une Fois en Chine," mais version comique). Wong Fei-hung, au début, est un peu... comment dire... insupportable. Il est arrogant, bagarreur, et son entraînement au kung-fu ressemble plus à une punition qu'à une préparation pour affronter le méchant (un certain "Thunderleg" Yen Ti-Hua, joué par Hwang Jang-lee, dont le nom seul fait trembler les genoux... et accessoirement penser à un plat chinois).
Sa solution? Être envoyé chez le légendaire (et excentrique, c'est un euphémisme) Beggar So, interprété avec brio par Yuen Siu-tien. Beggar So, c'est votre grand-père s'il avait passé sa vie à s'entraîner au kung-fu en buvant du saké. Sérieusement, le mec est plus alcoolisé qu'un tonneau de Beaujolais Nouveau.
Le style... ou l'absence de style?
Le "Drunken Fist" (ou Zui Quan), c'est un peu comme essayer de faire du yoga après avoir descendu une bouteille de vin. C'est désordonné, imprévisible, et étonnamment efficace. Jackie Chan le maîtrise à la perfection. Il trébuche, il titube, il utilise la gravité à son avantage... et il botte des culs! (Pardonnez-moi l'expression).

L'humour, c'est la clé. Les combats sont des ballets de chutes contrôlées, de grimaces exagérées, et de bruits bizarres (le "hic!" occasionnel est particulièrement réussi). C'est du slapstick martial de première classe!
Plus qu'un simple film de kung-fu
Drunken Master, c'est plus qu'un film de baston. C'est une comédie qui marche du tonnerre, une démonstration du talent physique incroyable de Jackie Chan, et une lettre d'amour au kung-fu traditionnel, version déjantée. Et soyons honnêtes, voir Jackie faire le poirier sur une table tout en buvant du vin, c'est un spectacle qu'on n'oublie pas facilement.

On pourrait parler des heures des chorégraphies incroyables, de l'énergie débordante de Jackie, et de l'influence du film sur tout un genre. Mais soyons réalistes, vous avez des choses plus importantes à faire. Comme... regarder à nouveau Drunken Master. Parce que franchement, ça vaut mieux qu'un épisode de "Plus Belle La Vie" (et ça, c'est pas peu dire).
Alors la prochaine fois que vous vous sentez un peu maladroit, souvenez-vous de Jackie Chan dans Drunken Master. Peut-être qu'il y a un maître en arts martiaux alcoolisé qui sommeille en vous... ou peut-être pas. Mais au moins, vous aurez de quoi rire!