Kar Wai Wong Fallen Angels

Alors, mes amis, asseyez-vous, prenez un café (ou un verre de vin, on ne juge pas), et laissez-moi vous parler d'un film qui est plus cool qu'un glaçon en plein mois d'août : Fallen Angels de Kar Wai Wong. Attention, on entre dans le Wongiverse, et c'est parfois un peu...dérangeant.

Imaginez Hong Kong la nuit, mais puissance mille. Des néons partout, une ambiance survoltée, et des personnages un peu paumés qui se cherchent. C'est comme si Hong Kong était une énorme boîte de nuit et que tout le monde était un peu trop bourré.

L'histoire ? Bon, disons qu'il y en a deux, qui se croisent et se décroisent. La première, c'est celle d'un tueur à gages, un gars super stylé, genre Alain Delon, mais avec une coupe de cheveux improbable. Et puis, il y a son "partenaire", une femme fatale qui lui organise ses contrats. Sauf qu'ils n'ont jamais vraiment de vraies conversations. C'est comme s'ils travaillaient ensemble, mais qu'ils se parlaient par texto...en 1995. Bizarre, non ?

Ensuite, il y a un jeune homme muet. Oui, muet. Il s'exprime à coups de mimiques et en forçant les gens à acheter des trucs dans les magasins après les avoir fermé. Croyez-moi, c'est plus drôle qu'il n'y paraît. Pensez à Charlie Chaplin version punk rock. Ce mec est un génie ! Une sorte de Robin des Bois du magasin de proximité, mais sans arc et avec beaucoup plus de gel.

Fallen Angels (1996) - Wong Kar-Wai
Fallen Angels (1996) - Wong Kar-Wai

Ce qui est génial avec Fallen Angels, c'est que c'est complètement fou. La caméra bouge tout le temps, les plans sont rapprochés à l'extrême, et la musique est... comment dire... intense. C'est un peu comme si vous étiez dans un rêve (ou un cauchemar, selon votre humeur) dirigé par un DJ sous amphétamines.

Wong Kar Wai a utilisé des objectifs grand angle à fond. Tellement grand angle que les visages sont déformés et les couloirs semblent interminables. Il paraît que c'était pour créer un sentiment de claustrophobie et d'isolement. Ou peut-être qu'il voulait juste faire des blagues à ses acteurs, on ne sait pas trop.

Digital Drawing: Wong Kar-Wai's Fallen Angels by lyzeravern on DeviantArt
Digital Drawing: Wong Kar-Wai's Fallen Angels by lyzeravern on DeviantArt

L'ambiance, la musique, la façon dont c'est filmé... Tout ça fait de Fallen Angels une expérience unique. C'est un film que vous n'oublierez pas de sitôt, même si vous ne comprenez pas tout ce qui se passe. Et c'est ça qui est bon, non ?

Quelques faits surprenants (et peut-être un peu exagérés)

  • On dit que Wong Kar Wai improvisait beaucoup sur le plateau. Genre, il arrivait le matin et disait : "Aujourd'hui, on va filmer une scène avec un cochon qui parle." (Bon, j'exagère un peu, mais vous voyez l'idée.)
  • Le titre original, Do lok tin si, signifie littéralement "Anges déchus". Mais en cantonais, ça sonne aussi un peu comme "Anges qui ont trop bu". Coïncidence ? Je ne crois pas.
  • Apparemment, les acteurs étaient tellement épuisés par le tournage qu'ils ont tous pris des vacances bien méritées... dans un monastère bouddhiste.

Alors voilà, mes amis. Fallen Angels. Un film à voir absolument, même si vous devez prendre un Doliprane avant et après. Vous ne serez pas déçus (enfin, peut-être un peu, mais c'est le but !). Et si vous ne comprenez rien, c'est normal. Faites comme si vous étiez dans une boîte de nuit à Hong Kong et laissez-vous porter par le flow.