
Ah, Le Géant des Beaux-Arts Lyon 7e… On pourrait dire que c'est un peu comme le Disneyland des créatifs. Sauf qu'au lieu de Mickey, on a des tubes de peinture à l'huile qui nous font de l'œil. Et au lieu de Space Mountain, on a un rayon de papiers tellement grand qu'on pourrait s'y perdre pendant une semaine. Vous voyez le genre, non ?
Pour ceux qui ne connaissent pas, imaginez un immense hangar rempli de tout ce dont un artiste – débutant, confirmé, ou simplement quelqu'un qui aime gribouiller sur des post-it – pourrait rêver. C'est Le Géant. Et oui, le nom est bien choisi. C'est vraiment… géant.
L'Expérience Le Géant: Un Voyage Initiatique
Aller au Géant, c'est presque une expérience mystique. On y va avec une liste (enfin, parfois), et on ressort avec… beaucoup plus que prévu. C'est un peu comme aller acheter du pain et revenir avec un éclair au chocolat, une tarte aux fraises, et un croissant aux amandes. On ne sait pas comment c'est arrivé, mais on est content. (Enfin, jusqu'à ce qu'on monte sur la balance, évidemment).
En général, le processus se déroule comme suit:
Phase 1: L'Excitation
Dès qu'on entre, c'est l'effervescence. On se sent comme un enfant devant une montagne de bonbons. "Oh mon Dieu, regardez ces aquarelles! Et ces pinceaux à calligraphie! Et ce papier fait main qui a l'air d'avoir été caressé par des anges!" On a envie de tout acheter. On a envie de tout essayer. On a envie de quitter son travail et de devenir artiste à temps plein (même si notre dernier chef-d'œuvre remonte à la maternelle).

Phase 2: La Réflexion (Intense, Mais Courte)
Après quelques minutes de pure extase, on se rappelle qu'on a un budget. Et qu'on a déjà trois boîtes de pastels à la maison qu'on n'a jamais utilisées. C'est le moment de la réflexion (intense, mais courte). On se dit: "Bon, ok, je vais me concentrer sur ce dont j'ai vraiment besoin." (Spoiler alert: on ne se concentre jamais vraiment sur ce dont on a vraiment besoin).
Phase 3: L'Errance
C'est là que ça devient intéressant. On commence à errer dans les allées, comme un explorateur dans une jungle luxuriante. On découvre des produits qu'on ne connaissait même pas l'existence. Des marqueurs à alcool avec 200 couleurs différentes. Des couteaux à palette qui ressemblent à des instruments de torture médiévale. Des vernis qui donnent l'impression que vos tableaux ont été peints par Léonard de Vinci (même s'ils ont été peints par votre neveu de 5 ans avec ses doigts).

Et puis, il y a les rayons thématiques. Le rayon des papiers, par exemple. C'est un labyrinthe sans fin. Du papier aquarelle, du papier pastel, du papier pour l'encre, du papier calque, du papier vélin… On a l'impression de se retrouver devant une carte du monde, sauf que chaque pays est une texture différente.
Le rayon des peintures est un autre point chaud. Des acryliques, des huiles, des gouaches, des aquarelles… En tubes, en pots, en sprays… On pourrait passer des heures à comparer les nuances de bleu. (Et c'est d'ailleurs ce que font beaucoup de gens, apparemment).
Phase 4: La Décision (Douloureuse)
Après des heures d'errance et de contemplation, il est temps de prendre des décisions. Et c'est là que ça devient douloureux. On doit choisir entre ce magnifique chevalet en bois d'orme qui coûte un bras et le chevalet en métal pliable qui ressemble à un Transformer. On doit choisir entre les 50 nuances de gris (oui, il y en a vraiment 50) et les couleurs fluo qui brillent dans le noir. On doit choisir, choisir, choisir… C'est presque une épreuve philosophique.

Phase 5: Le Passage à la Caisse (et la Culpabilité)
Arrivé à la caisse, on réalise l'étendue des dégâts. On se dit qu'on aurait peut-être dû écouter sa conscience et ne pas acheter cette boîte de crayons aquarellables qui coûte plus cher que son loyer. Mais c'est trop tard. Le sac est rempli à ras bord, le caissier est en train de scanner les articles à la vitesse de la lumière, et on n'a plus qu'à sortir sa carte bleue et à prier pour que le découvert ne soit pas trop important.
En sortant du magasin, on ressent un mélange de joie intense et de culpabilité. On est content d'avoir fait le plein de matériel créatif. On est impatient de se mettre au travail. Mais on sait aussi qu'on va passer les trois prochaines semaines à manger des pâtes pour se remettre de ses dépenses. (Et à essayer de cacher ses achats à son conjoint, bien sûr).

Conseils pour Survivre à l'Expérience Le Géant
Si vous prévoyez d'aller au Géant des Beaux-Arts Lyon 7e, voici quelques conseils pour survivre à l'expérience (et éviter de faire faillite):
* Faites une liste (et tenez-vous y): C'est le conseil le plus important. Sans liste, vous êtes perdu. Vous risquez de vous laisser emporter par vos envies et d'acheter des choses dont vous n'avez absolument pas besoin. (Comme ce kit de fabrication de bougies parfumées que vous avez vu à la télé). * Fixez-vous un budget: Avant de partir, déterminez combien vous êtes prêt à dépenser. Et essayez de vous y tenir. (Même si c'est difficile). * Allez-y en semaine: Le Géant est beaucoup moins fréquenté en semaine que le week-end. Vous aurez plus de place pour vous déplacer et plus de temps pour réfléchir à vos achats. * Ne soyez pas timide: Si vous avez des questions, n'hésitez pas à demander aux vendeurs. Ils sont généralement très compétents et peuvent vous donner de bons conseils. (Et même vous aider à choisir la bonne nuance de bleu). * Prévoyez du temps: Aller au Géant, ça prend du temps. Ne prévoyez pas d'y aller si vous êtes pressé. Prenez votre temps, flânez dans les allées, admirez les produits… C'est aussi ça, le plaisir. * Et surtout, amusez-vous! Le Géant des Beaux-Arts est un endroit magique. Un endroit où l'on peut laisser libre cours à sa créativité et se faire plaisir. Alors, profitez-en!En résumé, Le Géant des Beaux-Arts Lyon 7e, c'est un peu comme une thérapie (beaucoup moins chère qu'un psy, en tout cas). Ça fait du bien à l'âme, ça stimule la créativité, et ça permet de se déconnecter du monde réel pendant quelques heures. Alors, la prochaine fois que vous avez envie de vous faire plaisir, n'hésitez pas. Allez faire un tour au Géant. Vous ne le regretterez pas. (Enfin, votre compte en banque risque de le regretter, mais bon… On ne peut pas tout avoir!).
Et si vous me croisez là-bas, n'hésitez pas à me dire bonjour! Je serai probablement en train d'hésiter entre deux types de pinceaux (ou de craquer pour une nouvelle boîte de pastels). À bientôt!