
Ah, Le Sommet des Dieux! Ce n'est pas juste une histoire d'alpinisme. C'est un peu comme regarder votre voisin, monsieur Dupont, qui a toujours jardiné avec ses sandales et une casquette ridicule, annoncer qu'il va escalader l'Everest... et que, bizarrement, il a une chance de réussir!
L'histoire, en gros, tourne autour d'un appareil photo retrouvé sur l'Everest, qui pourrait bien contenir la preuve que Mallory et Irvine ont atteint le sommet en 1924, des décennies avant Hillary et Norgay. Imaginez le scandale! C'est comme découvrir que Christophe Colomb n'était pas le premier à arriver en Amérique, mais que c'était plutôt... votre grand-tante Gertrude.
L'Obsession, la Vraie Star
Mais au-delà de ce mystère historique, ce qui rend Le Sommet des Dieux captivant, c'est la folie douce des personnages. Fukamachi, le photographe japonais, est prêt à tout pour résoudre l'énigme. C'est un peu le genre de type qui fouillerait dans vos poubelles pour trouver un indice perdu. On le voit s'enfoncer dans une quête obsessionnelle, et on ne peut s'empêcher de se demander: est-ce que ça vaut vraiment la peine? Est-ce qu'une photo peut justifier de risquer sa vie dans le froid glacial?
Et puis il y a Habu Jôji, l'alpiniste légendaire, celui qu'on décrit comme un loup solitaire, un homme hanté par ses propres démons. C'est le genre de personnage que vous imaginez vivant dans une cabane au fin fond de la Sibérie, parlant uniquement aux ours. Il est taciturne, bourru, mais d'une détermination... à toute épreuve. On sent qu'il a des choses à prouver, à lui-même surtout.
L'Humour au Sommet (presque)
Ce n'est pas une comédie, soyons clairs. Mais il y a des moments d'un humour grinçant, surtout quand on voit les alpinistes se débattre avec des conditions climatiques impossibles, des équipements qui lâchent, et des egos surdimensionnés. C'est un peu comme regarder un épisode des Desperate Housewives... mais avec des crampons et des piolets.

Il y a aussi ce contraste saisissant entre la beauté époustouflante des montagnes et la fragilité de l'existence humaine. On voit des paysages à couper le souffle, des levers et couchers de soleil qui embrasent les sommets enneigés... et en même temps, des hommes qui se battent pour chaque inspiration, chaque pas. C'est un peu comme admirer une magnifique peinture, tout en sachant que le peintre s'est coupé l'oreille.
Le Sommet des Dieux, c'est donc une histoire d'obsession, de courage, de folie, et de ces moments de grâce où l'homme se sent minuscule face à la grandeur de la nature. C'est une invitation à se demander: jusqu'où serions-nous prêts à aller pour atteindre nos propres sommets, qu'ils soient réels ou imaginaires?

Et puis, si vous n'avez jamais fait d'alpinisme, ça vous donnera une bonne excuse pour ne jamais en faire. Imaginez-vous, coincé sur une paroi rocheuse, avec le vent hurlant, les doigts gelés... Non, merci! Un bon plaid et un chocolat chaud devant un documentaire sur l'Everest, c'est bien mieux!
Finalement, qu'il s'agisse du manga, du film d'animation ou des romans de Jiro Taniguchi et Baku Yumemakura, Le Sommet des Dieux est une œuvre qui marque, qui fait réfléchir et qui donne, l'air de rien, une bonne dose d'humilité.