Alors, parlons d'un film qui te fait pleurer même si tu as déjà vu la fin mille fois. Oui, je parle bien du Tombeau des Lucioles ! Un chef-d'œuvre absolu, mais attention, mouchoirs obligatoires. Mais aujourd'hui, on va pas parler tristesse (enfin, pas trop), on va parler d'âge. L'âge des personnages, l'âge du film, et l'âge auquel on est tous une loque émotionnelle devant ce truc-là.
L'âge de raison... ou pas du tout
D'abord, parlons de Seita. Le grand frère. Il a 14 ans. 14 ans ! Et il doit gérer tout. Imagine toi à 14 ans. Moi, j'étais probablement en train d'essayer de perfectionner mon lancer de boulettes de papier sur le prof de maths, ou de convaincre mes parents de me laisser aller à une boum. Seita, lui, il gère la survie. C'est un peu le niveau "hardcore" de la vie, non ? Il fait des choix difficiles, il essaie de protéger Setsuko. C'est un héros, même si parfois, on a envie de lui crier : "Seitaaaaaa ! Fais le truc logique, voyons !" Mais bon, on le comprend, il est jeune et perdu dans un monde qui part en vrille.
Et Setsuko, alors ?
Setsuko, elle, elle a 4 ans. 4 ans ! C'est l'âge où on apprend à faire des dessins avec des patates et à insister pour porter des chaussures différentes à chaque pied. Pas l'âge pour vivre la guerre et la famine. Chaque scène avec elle brise le cœur. Elle est innocente, elle est adorable, et elle ne comprend pas ce qui se passe. C'est un peu comme si on mettait un chaton dans un broyeur à ordures émotionnel. C'est cruel. Très, très cruel.
Maintenant, le film lui-même. Le Tombeau des Lucioles est sorti en 1988. Donc, il a plus de 35 ans ! C'est l'âge où il commence à avoir des rides (mais il les porte bien, hein ?), où il a vu des trucs (beaucoup de larmes, surtout), et où il peut légalement voter (enfin, si c'était une personne, évidemment). Mais même après toutes ces années, il n'a pas pris une ride émotionnelle. Il est toujours aussi puissant, aussi déchirant, aussi… bon, il me faut un mouchoir.
Le Tombeau des lucioles - Long-métrage d'animation (1988)
L'âge pour regarder Le Tombeau des Lucioles ?
La grande question ! À quel âge peut-on torturer un enfant en lui montrant ce film ? C'est une question épineuse. Honnêtement, je dirais… pas avant l'adolescence. Il faut un minimum de maturité pour comprendre les enjeux, pour ne pas être trop traumatisé, et pour apprécier la beauté (oui, il y a de la beauté là-dedans !) du film. Avant, c'est un peu comme donner un expresso à un bébé : c'est juste une mauvaise idée.
Et surtout, préparez-vous mentalement. Faites le plein de provisions : chocolat, glace, pizza… et surtout, une montagne de mouchoirs. Parce que oui, vous allez pleurer. Beaucoup. Genre, "j'ai plus de larmes dans mon corps" beaucoup.
Mort d'Isao Takahata, le réalisateur du Tombeau des lucioles - News
Le Tombeau des Lucioles n'est pas juste un film. C'est une expérience. C'est un coup de poing dans l'estomac. C'est une leçon d'histoire. C'est une ode à l'amour fraternel. Et c'est, malheureusement, toujours aussi pertinent aujourd'hui. Alors, regardez-le. Mais soyez prêts. Et surtout, n'oubliez pas les mouchoirs. Vraiment, n'oubliez pas les mouchoirs.
Ah, et si jamais vous croisez quelqu'un qui dit qu'il n'a pas pleuré devant ce film, ne le croyez pas. C'est un menteur. Ou un robot. Ou les deux.