
Alors, imagine-toi la scène: Je suis au Matsuri, parée de mon plus beau yukata (celui avec les petites libellules, tu vois, super mignon). J'ai mis le paquet sur le maquillage, discret mais qui met en valeur... bref, je rayonne. Et là, je croise Kuroiwa. Kuroiwa, quoi. Celui dont toutes les filles parlent, le gars cool, sportif, avec un sourire... ravageur, disons-le. Je me lance, petite blague innocente sur le stand de pêche aux poissons rouges. Je m'attends à un petit rire, un compliment discret... Nada. Le vide sidéral. Un regard qui en dit long, mais genre, "Vas-y, dégage". L'humiliation. Totale. C'est à ce moment-là que j'ai compris. Medaka Kuroiwa is impervious to my charm.
Bon, peut-être que "impervious" c'est un peu fort, genre langage de scientifique fou. Mais franchement, c'est l'impression que ça donne. J'ai beau sortir l'artillerie lourde, rien ne marche! Et croyez-moi, j'ai essayé pas mal de trucs. Le sourire angélique, le coup de "je me suis trompée, tu peux m'aider?", même le "oh non, j'ai renversé mon thé sur toi, laisse-moi nettoyer" (ok, celui-là était un peu désespéré). Rien n'y fait. Le mec reste de marbre. Un mur. Un bloc de béton armé. Tu vois le genre, pas facile à percer hein ?
Mais pourquoi? Pourquoi moi? (et surtout, pourquoi lui?)
C'est la grande question, n'est-ce pas? Est-ce que je suis atteinte d'une maladie rare qui annule mon sex-appeal quand je suis à moins de 5 mètres de Kuroiwa? Est-ce qu'il a un détecteur de "fille qui essaie de le draguer" ultra-sophistiqué? Est-ce qu'il est... homosexuel? (Non, on va pas partir là-dessus, c'est un peu cliché). Plus sérieusement, je pense que la réponse est plus complexe.
Premièrement, il est peut-être juste pas intéressé. Ouais, je sais, c'est dur à avaler. Surtout quand on pense être le summum du charme incarné. Mais faut se rendre à l'évidence, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. (Même si, personnellement, je pense que j'ai un goût impeccable, mais bon...)

Deuxièmement, il est peut-être blasé. On en revient à ce que je disais, toutes les filles sont sur lui. Il a l'habitude. Donc, mon petit sourire de biche, c'est peut-être le 50ème de la journée. Forcément, ça perd de son effet. Imagine, si tu avais un gâteau au chocolat devant toi tous les jours, tu finirais par ne plus le regarder non ?
Troisièmement, et c'est là que ça devient intéressant, il est peut-être... différent. Il a peut-être une vision de la vie, de l'amour, des relations, qui est totalement à l'opposé de ce que j'imagine. Il recherche peut-être quelque chose de plus profond, de plus authentique. Quelque chose que je ne lui propose pas avec mes petits jeux de séduction. Là, ça commence à devenir un challenge intéressant, non ?

Alors, on fait quoi?
La question cruciale. Abandonner? Continuer à me ridiculiser? Développer une stratégie digne d'un espion de la guerre froide? Honnêtement, je ne sais pas encore. Mais une chose est sûre: je vais observer Kuroiwa de plus près. Essayer de comprendre ce qui le motive, ce qui l'intéresse, ce qui le fait vibrer. Peut-être que je finirai par découvrir qu'il est fan de tricot et qu'on a plein de choses en commun. Ou peut-être pas. Mais au moins, j'aurai essayé. Et puis, soyons honnêtes, c'est quand même plus amusant que de regarder Netflix toute la journée. Et toi, t'en penses quoi ? Tu as des idées ? Parce que là, je sèche un peu...