
Ah, la page de garde du mémoire de Master 2 en Droit Public. C'est un peu comme la carte de visite de votre cerveau après deux ans passés à digérer du jargon juridique plus indigeste qu'un plat de choucroute réchauffé trois fois. On y met son nom, son titre (souvent long et alambiqué, genre "L'incidence des directives européennes sur l'autonomie financière des collectivités territoriales en période de crise budgétaire"… ouch!), et l'université qui a eu le courage de vous accueillir.
C'est aussi la première impression que le jury aura de votre travail. Alors autant ne pas la bâcler! Imaginez vous à un date. Vous n'allez pas vous pointer en jogging troué et avec une auréole sous les bras, n'est-ce pas? Eh bien, la page de garde, c'est la même chose. C'est le premier contact, la promesse (espérons-le tenue) d'un travail sérieux, bien construit et, soyons fous, même passionnant.
Le casse-tête de la mise en page
Bon, parlons franchement. Faire une belle page de garde, c'est un peu comme essayer de garer une Smart Fortwo dans une place de parking prévue pour un Hummer. L'espace est limité, les règles sont strictes (taille de la police, marges, logo de l'université...), et si on fait une erreur, ça se voit tout de suite. J'ai personnellement passé plus d'une heure à essayer de centrer correctement le logo de mon université. Une heure! J'aurais pu écrire trois pages de plus sur l'article 55 de la Constitution pendant ce temps. C'est dire!
Il faut jongler avec les polices (Times New Roman, Arial, Garamond... un vrai défilé de stars!), les interlignes (simple, double, 1,5... qui se souvient des cours de typographie?), et les alignements (centré, justifié, à gauche... on se croirait à un cours de yoga). Le but? Un rendu élégant, sobre et professionnel. Autrement dit, quelque chose qui ne ressemble pas à une affiche de kermesse réalisée par votre neveu de 8 ans.
Les pièges à éviter
Attention, la page de garde est un champ de mines. Voici quelques erreurs classiques à ne surtout pas commettre:

- La faute d'orthographe dans le titre. Impardonnable! Relisez-vous dix fois, faites-vous relire par votre mère, votre cousin, votre prof de français du lycée... Bref, mobilisez toutes les ressources disponibles.
- Le logo de l'université flou ou déformé. On a tous connu ça. On télécharge le logo sur le site de l'université, et une fois inséré dans le document, il ressemble à une patate. Privilégiez les logos en haute résolution.
- Une mise en page trop chargée. Less is more, comme disent les Anglais. Evitez les couleurs criardes, les polices fantaisistes et les effets spéciaux dignes d'un PowerPoint des années 90.
- Oublier de mentionner le type de mémoire (Master 2) et la spécialité (Droit Public). Ça peut paraître évident, mais ça arrive. Croyez-moi.
En gros, la page de garde doit être claire, concise et informative. Elle doit donner envie au lecteur d'en savoir plus sur votre travail, sans pour autant le noyer sous un déluge d'informations inutiles.
Un dernier conseil, pour la route
N'hésitez pas à vous inspirer d'exemples de pages de garde que vous trouverez en ligne. Il existe des modèles prêts à l'emploi, que vous pourrez adapter à votre situation. Et surtout, n'oubliez pas: la page de garde n'est qu'une petite partie de votre mémoire. Le plus important, c'est le contenu. Alors, respirez un grand coup, faites-vous un café (ou un verre de vin, selon l'heure), et concentrez-vous sur l'essentiel: démontrer que vous avez compris quelque chose au Droit Public pendant ces deux dernières années. Bonne chance! Et que la force (juridique) soit avec vous.