Alors, l'autre jour, j'étais dans le métro, comme d'hab, et je vois ce type qui lit un bouquin avec un titre complètement barré : "Comment devenir un tyran en 7 jours". Sérieusement ? J'ai failli lui demander si c'était pour son développement personnel. Enfin bref, ça m'a fait penser à cette idée que j'avais en tête depuis un moment : ce qu'on se dit à nous-mêmes, en secret, là, dans le coin le plus sombre de notre esprit.
Vous voyez où je veux en venir, n'est-ce pas ?
Cher moi, version « malice aforethought »
On a tous cette petite voix intérieure. Parfois, elle est super motivante, genre coach de vie en mode "You can do it!". Mais d'autres fois... Oh la la, d'autres fois, elle est carrément sadique. Elle te chuchote des trucs genre :
- "Tu vas rater ta présentation, c'est sûr."
- "Cette robe te grossit." (Même si elle est canon, obviously.)
- "Pourquoi tu tentes ça ? Tu vas juste te ridiculiser."
C'est comme si on avait un petit gremlin personnel qui se nourrit de nos insécurités. Et le pire, c'est qu'on l'écoute ! Pourquoi on fait ça ? Est-ce qu'on est masochistes ? Je crois qu'en fait, c'est une forme tordue d'auto-protection. Si on s'attend au pire, on est moins déçu quand ça arrive. (Logique de winner, hein ?)
![[ART] [My Dearest Self With Malice Aforethought] Art, characters, tons](https://i.redd.it/rxu7ecpc29ta1.jpg)
Le « scan Vf » : Décrypter le mode d'emploi de nos autosabotages
L'idée du "scan Vf", c'est un peu comme faire une analyse SWOT de notre propre misère. On prend le temps de décortiquer les messages négatifs qu'on s'envoie. On les identifie, on les décode, on cherche d'où ils viennent. C'est un travail d'archéologue de notre propre esprit.
Par exemple, moi, j'ai tendance à me dire que je ne suis pas assez créative. "C'est bon, laisse tomber, y'a des gens bien plus doués que toi." Sympa, l'ambiance. En creusant un peu, je réalise que cette idée vient d'une remarque que m'avait faite un prof d'art au collège. Une phrase anodine, mais qui a laissé une trace profonde. (Merci, Monsieur le prof !)

Comment désactiver le saboteur intérieur ? (Mode d'emploi simplifié)
Alors, comment on fait pour se débarrasser de ce petit monstre ? Il n'y a pas de solution miracle, je vous préviens. Mais voici quelques pistes :
- Prendre conscience : C'est la base. Écouter attentivement ce que notre voix intérieure nous dit.
- Remettre en question : Ces pensées sont-elles vraiment fondées ? Y a-t-il des preuves qui les contredisent ?
- Se parler avec bienveillance : On ne dirait jamais ça à un ami, alors pourquoi se le dire à soi-même ?
- Fêter ses petites victoires : Chaque pas en avant, même minuscule, mérite d'être célébré. (Champagne !)
En gros, l'idée c'est de devenir son propre meilleur ami, même quand on a envie de se détester un peu. C'est un travail de longue haleine, mais ça vaut le coup. Parce que se libérer de ses propres autosabotages, c'est un peu comme enlever un poids énorme de ses épaules. Et ça, c'est priceless. Alors, on essaie ?