My Father The Possessive Demigod

Mon père. Papa. Le paternel. Je pourrais l'appeler de mille façons, mais au fond, je crois que "dieu possessif" résume assez bien la situation. Bon, d'accord, demigod possessif. Faut pas exagérer non plus.

Je sais, dit comme ça, ça sonne un peu bizarre. On imagine tout de suite un type en toge avec des éclairs qui sortent des doigts. La réalité est bien plus... banale. Mon père, c'est plutôt le genre à porter des chaussettes avec des sandales et à collectionner les nains de jardin. Mais sous ses airs de monsieur tout-le-monde, il cache une capacité impressionnante à s'approprier… tout. Et tout le monde.

Ça a commencé quand j'étais petit. Les anniversaires étaient une épreuve. Non pas à cause des bougies ou du gâteau (quoique, ses gâteaux étaient… spéciaux), mais à cause des cadeaux. Chaque jouet, chaque livre, chaque vêtement devenait instantanément "notre" jouet, "notre" livre, "notre" vêtement. Genre, je recevais un super train électrique et le soir même, il passait des heures à le faire rouler en disant : "Regarde comme notre train est beau !". J'avais l'impression d'être juste un spectateur de ma propre vie.

Et puis, il y a eu les amis. Ah, les amis… Chaque nouvel ami était une menace. Il fallait qu'il l'approuve, qu'il le teste, qu'il l'intègre à "notre" cercle. Je me souviens de ce pauvre Thomas, qui a eu le malheur de me proposer une partie de foot sans l'inviter. Mon père a passé la semaine à lui parler de ses propres exploits footballistiques et à lui refaire le match de la finale de 1982 (en exagérant, bien sûr). Thomas n'a plus jamais osé m'adresser la parole. C'était, je pense, la première victime de la "possession paternelle".

Every Demigod Introduced In Disney's Percy Jackson Show (& Who Their
Every Demigod Introduced In Disney's Percy Jackson Show (& Who Their

Les petites amies : une catastrophe annoncée

Alors, imaginez le carnage quand j'ai commencé à fréquenter des filles. C'était une véritable épreuve olympique pour mes prétendantes. Il voulait tout savoir, tout contrôler. Il les bombardait de questions sur leurs études, leurs passions, leurs projets d'avenir. Et surtout, il leur racontait des anecdotes embarrassantes sur mon enfance, du genre "Tu sais, quand il était petit, il avait peur des aspirateurs..." Le but étant, je crois, de les décourager en douceur.

Pourtant, il y a eu Sophie. Sophie était différente. Elle n'avait pas peur de lui. Elle le tenait tête, le charriait gentiment et, surtout, elle l'écoutait. Elle l'écoutait vraiment. Et c'est là que j'ai compris quelque chose d'important sur mon père. Sa possessivité, ce n'était pas de l'égoïsme. C'était de l'amour. Un amour maladroit, un amour envahissant, mais un amour sincère.

manhwa, title: my father, the possessive demigod - YouTube
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Un amour maladroit, mais sincère

Il avait peur de me perdre, de me voir partir, de ne plus être important dans ma vie. Il voulait faire partie de mon monde, même si ça voulait dire squatter mes jouets et terroriser mes amis. Et Sophie, en l'écoutant, lui avait montré qu'il n'avait pas besoin de me posséder pour être présent. Qu'il pouvait simplement être là, en tant que père, en tant qu'ami, en tant que... lui.

Aujourd'hui, je ris de ses manies. Je sais que quand il dit "on" en parlant de mes projets, ce n'est pas pour me voler la vedette. C'est juste sa façon à lui de me dire qu'il est là, qu'il me soutient, qu'il m'aime. Alors, oui, mon père est un demigod possessif. Mais c'est

mon
demigod possessif. Et je ne l'échangerais pour rien au monde.