
Alors, imagine. T'es là, tranquille, en train de chiller. Peut-être tu scrolls sans but sur ton téléphone, peut-être tu sirotes un café tiède, peut-être, soyons fous, tu essaies de comprendre ta déclaration d'impôts. La vie, quoi. Et BAM ! Surgit de nulle part un truc complètement absurde qui te fait te demander si t'es pas en train de rêver. C'est ça, en gros, Nyarko-san : une version cosmique et déjantée de ces moments WTF de la vie quotidienne.
En gros, c'est comme quand tu cherches tes clés pendant 20 minutes pour finalement les retrouver… sur ta tête. Multiplie ça par l'infini, ajoute des extraterrestres obsédés par la pop culture otaku, et t'as une petite idée du bazar ambiant.
Nyarko-san, c'est une divinité cosmique, ok ? Mais attention, pas le genre divinité qui te donne des directives solennelles et des prophéties à base de nuages menaçants. Non, Nyarko-san, elle débarque en cosplay, elle te harcèle avec des références obscures à des animés que tu ne connais même pas, et elle a un enthousiasme débordant (et un peu flippant) pour le protagoniste, Mahiro Yasaka. Disons que c'est un peu comme avoir une copine/copain hyperactif qui a découvert la magie et décidé de l'utiliser pour te faire des blagues à répétition. Sauf que la magie, c'est le chaos cosmique incarné.
Mahiro, le pauvre bougre, il voulait juste vivre sa vie tranquille. Mais bon, quand une déesse Lovecraftienne (oui, oui, comme celles de H.P. Lovecraft, mais en mode ultra-kawaii) décide de s'incruster dans ta vie, c'est un peu compliqué de dire non. C'est comme essayer d'échapper à la chanson "Libérée, délivrée" quand t'as des enfants : c'est impossible.

Et c'est là que ça devient drôle (enfin, drôle pour nous, les spectateurs, moins pour Mahiro). Parce que Nyarko-san, elle a un faible pour la culture otaku. Elle connait plus de manga que ton libraire, elle peut te réciter des dialogues d'animés par cœur, et son arsenal de gadgets aliens est directement inspiré de jeux vidéo. C'est comme si quelqu'un avait mis un gamer hardcore dans un univers lovecraftien et lui avait dit : "Amuse-toi bien!". Résultat : un chaos organisé d'une rare efficacité.
Les Tentacules, le Chaos, et le Quotidien
Ce qui rend Nyarko-san si attachant, c'est que derrière l'absurde et le bordel ambiant, il y a une certaine… relatable. On a tous, à un moment ou à un autre, l'impression d'être dépassés par les événements. Que ce soit une panne de voiture le jour d'un entretien important, une avalanche de mails après une semaine de vacances, ou simplement l'impression que le monde part en cacahuète, on comprend tous ce sentiment d'être pris dans un tourbillon. Sauf que, dans le cas de Mahiro, le tourbillon est alimenté par une déesse extraterrestre qui adore les jeux vidéo et les armes bizarres.

En fin de compte, Nyarko-san, c'est une métaphore (un peu folle, certes) de la vie moderne. C'est bruyant, c'est absurde, c'est souvent incompréhensible, mais c'est aussi parfois hilarant. Alors la prochaine fois que tu te sentiras dépassé par les événements, pense à Mahiro Yasaka et à sa colocataire déesse. Dis-toi que ça pourrait être pire. Il pourrait y avoir des tentacules. Beaucoup de tentacules.
Et puis, soyons honnêtes, qui n'a jamais rêvé d'avoir un ami alien qui pourrait nous sauver la mise avec un gadget sorti de nulle part ? Même si c'est un gadget un peu… chelou.