
Alors, écoutez ça ! Je suis assis à la terrasse d'un café (un croissant au beurre s'il vous plaît !) et je me souviens de ces traumatismes de mon enfance scolaire. Non, pas les maths, encore que... Je parle de la Page de Garde en 6ème ! Aaaah, les souvenirs remontent... C'est un peu comme revoir une photo de soi avec une coupe de cheveux improbable des années 90 : on rigole, mais on a un peu honte aussi.
La Page de Garde : Une épreuve artistique ou torture ?
La Page de Garde, pour ceux qui ont eu la chance de l'éviter, c'est cette fameuse page au tout début de chaque cahier ou classeur. Le but ? Théoriquement, la rendre belle et personnalisée pour donner envie d'apprendre. En réalité ? C'était un concours du plus beau gribouillage artistique entre élèves !
On devait y mettre quoi, au juste ? Ah, là, ça dépendait du prof ! Certains étaient cool : un dessin libre, le nom de la matière, et roulez jeunesse ! D'autres, par contre... C'était un véritable interrogatoire écrit :
- Nom, prénom (évidemment, sinon comment ils sauraient qu'on est là ?!)
- Classe (parce qu'on a tous une amnésie sélective...)
- Année scolaire (genre, on n'est pas censé le savoir !)
- Nom du prof (le plus important, surtout si on veut éviter de se faire engueuler !)
- ...Et parfois, même une citation philosophique sur l'importance de l'éducation! (Là, on sortait le joker "Google")
Les techniques de survie (ou comment ne pas finir avec un 0/20)
Face à cette montagne de responsabilités graphiques, plusieurs stratégies s'offraient à nous :
- Le minimaliste : Une ligne droite au stylo noir, le nom de la matière en capitales, et on passe à autre chose. Efficace, mais pas très fun. Imaginez un Picasso qui ne peindrait que des ronds !
- Le copieur : On scrutait discrètement la page de garde du petit génie de la classe (celui qui avait des stylos de toutes les couleurs et qui savait dessiner des mangas), et on s'en inspirait fortement. Disons... avec une dose de plagiat assumé!
- L'artiste incompris : On laissait libre cours à notre créativité débordante (souvent au feutre fluo, parce que pourquoi pas ?). Résultat garanti : un chef-d'œuvre abstrait que même notre prof ne pouvait pas déchiffrer!
- Le "j'ai oublié, je la ferai demain" : Stratégie risquée, souvent couronnée d'un regard noir du prof et d'une Page de Garde réalisée à la va-vite pendant la pause déjeuner.
La Page de Garde aujourd'hui : une espèce en voie de disparition ?
Avec l'arrivée du numérique et des cahiers tout prêts, la Page de Garde est-elle condamnée à disparaître ? J'espère que non ! C'était un peu comme un rite de passage, un défouloir créatif (plus ou moins réussi, on est d'accord !) qui nous permettait d'exprimer notre individualité, même si c'était à coup de gribouillages maladroits et de couleurs criardes. Alors, la prochaine fois que vous voyez un vieux cahier avec une Page de Garde digne d'un musée d'art moderne (ou pas), ayez une pensée émue pour ces jeunes artistes en herbe qui ont tout donné pour ne pas se faire coller par le prof de français ! (Et au passage, demandez-vous si vous n'en avez pas gardé quelques-unes cachées au fond d'un carton...).