
Alors, on parle de la fameuse page de garde, hein ? Celle du cahier de littérature et philosophie ? Ouh là là, toute une affaire !
Franchement, qui n'a jamais passé des heures à gribouiller, décorer, essayer de faire de sa page de garde une œuvre d'art ? (Bon, d'accord, parfois le résultat était...discutable. On va dire "unique" pour être gentils).
On se souvient tous de cette pression, non ? Genre, "il faut que ça représente la profondeur de mes pensées sur Sartre ET que ce soit joli". Mission impossible, en fait.
Le dilemme était toujours le même : être original ou copier l'idée du/de la camarade qui avait toujours des idées géniales ? (Avouez, on l'a tous fait !)
Et puis, il y avait l'éternelle question : citation philosophique profonde, dessin abstrait incompréhensible, ou collage de photos de Rimbaud ? (Choix cornélien, je vous dis !)

Perso, j'ai toujours eu un faible pour les citations un peu zarbi. Genre du Nietzsche, mais pas trop, histoire de pas effrayer le prof dès la première page. Vous voyez le genre ?
Mais attention, la page de garde, c'était aussi une affaire de style ! On avait les adeptes du Stabilo flashy, ceux qui juraient par les crayons de couleur aquarellables (le luxe!), et les minimalistes convaincus qui se contentaient d'une écriture calligraphique parfaite (des aliens, clairement!).
Les incontournables de la page de garde Philo

Le crayon à papier bien taillé : indispensable pour esquisser des chefs-d'œuvre (ou des gribouillis informes, selon l'inspiration du jour).
Les feutres fins : pour souligner les mots importants...et accessoirement, pour faire des motifs psychédéliques dans les marges.
![[Rentrée] Pages de garde pour cahiers, porte-vues et classeurs (cycles](https://mamaitressedecm1.fr/wp-content/uploads/2014/07/gcap.jpg)
La règle : parce que soyons honnêtes, écrire droit, c'est toujours plus classe.
La gomme : l'alliée de ceux qui visent la perfection (et qui effacent 80% de ce qu'ils font).
Une vieille revue : pour les collages improbables (des photos de Sartre à côté d'une pub pour du dentifrice ? Pourquoi pas !).

Et puis, il y avait toujours ce moment de panique quand on réalisait qu'on avait oublié de mettre son nom et sa classe. La honte !
Mais au-delà de tout ça, la page de garde, c'était aussi un espace de liberté, non ? Un endroit où on pouvait exprimer sa créativité (même si elle était un peu...décalée) et affirmer son identité (en mode "je suis un futur grand philosophe, regardez ma belle page !").
Alors, la prochaine fois que vous tombez sur un vieux cahier de littérature, prenez le temps d'admirer la page de garde. C'est un véritable témoignage de l'époque, un condensé d'angoisses existentielles et de rêves de grandeur. Et peut-être, juste peut-être, un chef-d'œuvre méconnu. Non ? 😉