
Ah, la page de garde du mémoire de fin d'études. Ce moment crucial où, après des mois (voire des années!) de sueur, de café et de nuits blanches passées à déchiffrer des concepts plus obscurs les uns que les autres, vous devez… concevoir une page. Oui, vous avez bien lu. Après avoir démontré votre maîtrise des équations différentielles, de la sociologie bourdieusienne ou de la complexité de la chaîne logistique internationale, on vous demande de faire preuve de… créativité graphique. L'ironie, n'est-ce pas, mes amis?
La page de garde: plus importante qu'il n'y paraît (ou pas)
Soyons honnêtes, la page de garde ne va pas révolutionner votre note. Personne ne va lire "Page de Garde Exceptionnelle!" sur votre relevé de notes. Mais elle est la première impression. C'est comme le sourire que vous adressez à votre examinateur. Si vous lui faites un sourire crispé, avec une tomate coincée entre les dents, ça risque de ne pas partir du bon pied, n'est-ce pas? (On parle d’expérience, peut-être...)
Donc, une page de garde soignée, c'est un peu un signe de respect. Respect pour votre jury, respect pour votre travail, et, soyons fous, respect pour vous-même!
Les éléments essentiels (pour éviter le faux pas fatal)
Voici une petite liste des incontournables, histoire de ne pas commettre d'impair:
- Le titre de votre mémoire: C'est légèrement important. Assurez-vous qu'il soit lisible, clair et concis. Évitez les polices fantaisistes illisibles, sauf si vous voulez vraiment tester la vue de vos examinateurs.
- Votre nom et prénom: Et oui, il faut bien qu'on sache à qui attribuer ce chef-d'œuvre.
- Le nom de votre établissement: Parce qu'il faut bien qu'on sache où vous avez passé vos nuits blanches.
- Le nom de votre département/filière: Utile pour contextualiser le sujet de votre mémoire.
- Le nom de votre directeur/trice de mémoire: La personne qui vous a supporté (et vous a probablement poussé à bout) pendant tout ce temps. Un petit mot de remerciement, peut-être? (Non, c'est faux, gardez-le pour la soutenance! Blague.)
- La date de soutenance: Le jour J! Marqué d'une pierre blanche (ou de sueur froide, selon).
- Le type de mémoire: "Mémoire de fin d'études", "Thèse de doctorat", etc. On ne voudrait pas qu'on vous confonde avec un stagiaire!
Le design: sobre ou extravaguant?
Ici, c'est une question de goût (et de tolérance de votre jury). En général, la sobriété est de mise. On évite les fonds d'écran psychédéliques, les polices dignes d'un faire-part de mariage et les photos de chatons (sauf si votre mémoire porte sur la sociologie féline, évidemment).

Une mise en page claire, une police lisible (Times New Roman, Arial, Calibri... les valeurs sûres) et un logo discret de votre établissement suffiront amplement.
Si vous voulez ajouter une touche personnelle, optez pour une couleur discrète ou une image en rapport avec votre sujet. Mais attention, on ne tombe pas dans l'excès. Souvenez-vous, le but est d'informer, pas d'éblouir (enfin, pas que d'éblouir).

Le mot de la fin (avant la soutenance, le vrai mot de la fin!)
Voilà, vous avez maintenant toutes les cartes en main pour réaliser une page de garde digne de ce nom. Alors, respirez un grand coup, ouvrez votre logiciel de traitement de texte préféré et… faites de votre mieux! Et si vraiment ça ne vous inspire pas, demandez à un ami graphiste. Ou… engagez un designer freelance. Après tout, après tout ce travail, vous méritez bien une petite folie, non? (Enfin, une petite folie abordable, on ne va pas se ruiner avant même d'avoir trouvé un emploi!)
Sur ce, je vous souhaite une excellente soutenance. Et n'oubliez pas: la page de garde, c'est comme un bon vin. Ça doit se savourer avec modération… et surtout, ça ne doit pas être bouchonné! (Si vous n'avez pas compris la blague, relisez le paragraphe sur la sobriété!).