
Je me souviens… petite, j'étais obsédée par Jem. Absolument obsédée. Je voulais ses cheveux roses, ses boucles d'oreilles holographiques (parce que, soyons honnêtes, qui n'en voulait pas ?), et bien sûr, son groupe. À l'époque, je ne me posais pas trop de questions sur la représentation féminine, hein. C'était Jem, c'était cool, point. Mais en y repensant, c'est fascinant de voir comment les personnages féminins des dessins animés des années 80 ont façonné mon imaginaire, et celui de toute une génération.
Alors, plongeons dans ce monde pailleté et parfois un peu kitsch ! Parlons des héroïnes (et anti-héroïnes) qui ont marqué notre enfance.
Des modèles… ou pas ?
Les années 80, c'était une époque particulière. On avait des cartoons hyper-violents (genre, vraiment violents) comme G.I. Joe ou Les Maîtres de l'Univers, mais aussi des séries plus douces, plus centrées sur des personnages féminins. Mais attention, douces ne veut pas dire sans intérêt! Souvent, elles étaient le cœur émotionnel de l'équipe, ou même les leaders cachées.
Pensez à April O'Neil des Tortues Ninja. Bon, d'accord, elle se faisait souvent kidnapper. Très souvent kidnapper. Mais elle était aussi une journaliste super courageuse, toujours à la recherche de la vérité. Et puis, soyons honnêtes, qui d'autre aurait pu supporter les Tortues si longtemps ? (Non, sérieusement, pensez à l'odeur de pizza qui devait émaner de ces égouts…)
Et que dire de Cheetara des Thundercats ? Rapide, agile, intelligente… une guerrière hors pair ! Et en plus, elle avait la classe. Un vrai modèle, même si sa tenue était un peu... révéleuse, disons. (On était dans les années 80, après tout !)

Stéréotypes et contradictions
Bien sûr, il ne faut pas idéaliser. Les années 80, c'était aussi une période bourrée de stéréotypes. La fille fragile à sauver, la "bitch" jalouse de l'héroïne, la "mother hen" qui s'occupe de tout le monde… On les a toutes vues, et on les voit encore aujourd'hui, d'ailleurs. (Mais on en parle moins, c'est déjà ça!)
Et puis, il y avait la question de l'apparence. La plupart de ces héroïnes étaient jeunes, minces, et avec des coiffures… audacieuses! (Jem, on parle de toi !) On était loin de la diversité qu'on voit dans les dessins animés d'aujourd'hui, c'est clair.

Un héritage ambivalent
Alors, quel est l'héritage de ces personnages féminins des années 80 ? Un mélange de bonnes et de mauvaises choses, sans doute. Elles nous ont montré qu'une fille pouvait être courageuse, intelligente, et même sauver le monde. Mais elles nous ont aussi parfois renvoyé des images stéréotypées et limitées.
Mais, au final, je pense que ces personnages ont contribué à briser certaines barrières. Elles ont planté des graines, même si on ne s'en rendait pas compte à l'époque. Et c'est peut-être ça le plus important : elles ont ouvert la voie à des héroïnes plus complexes, plus diverses, plus… vraies. Alors, merci Jem, April, Cheetara, et toutes les autres. Même si vous étiez un peu too much, on vous aimait quand même! (Et on vous aime toujours, secrètement, avouez-le!)