
Alors, vous voyez, y'a des jeux qui marquent. Des jeux qui vous font sécher les cours, simuler des maladies improbables (mal au ventre chronique, j'étais un pro), et braver la colère divine de vos parents. Dragon Ball Z: Budokai Tenkaichi 3, sur PlayStation 2, c'était ce jeu. Oui, oui, celui-là même qui a ruiné ma vie sociale pendant au moins trois mois... mais pour une cause noble, je vous assure!
Imaginez un peu: plus de 150 personnages jouables. Plus de 150! C'est comme si quelqu'un avait pris tout l'univers de Dragon Ball, l'avait mixé avec une pincée de stéroïdes et une bonne dose de sucre, et l'avait vomi... heu... pardon, magnifiquement transposé sur un DVD. Vous pouviez incarner de Goku enfant à Super Saiyan God Super Saiyan (ou Super Saiyan Blue, si vous préférez les noms courts), en passant par le Grand Singe, Arale (oui, la petite robot de Dr. Slump!), et même Pilaf et sa bande (qui, soyons honnêtes, ne servaient qu'à se faire exploser en deux secondes).
La Bataille de l'Espace (et du Canapé)
Le gameplay, parlons-en. Oubliez les combats au tour par tour compliqués. Ici, c'était de la baston pure et dure, en 3D, avec des Kamehameha qui déchiraient l'écran et des téléportations dignes de David Copperfield. Se téléporter derrière son adversaire pour lui coller un coup de pied retourné... c'était l'extase. Et le pire, c'est que la moitié du temps, on bourrait les boutons comme des malades et ça marchait! Stratégie? Connaissance des combos? Des concepts abstraits, ma foi!
Et le mode histoire? Oh là là... Revivre l'intégralité de Dragon Ball, de la saga Saiyan à Buu, en passant par Freezer, C-17 et C-18... C'était un marathon épique. Bon, d'accord, parfois la mise en scène était un peu... "carton pâte", mais l'émotion était là. On criait "Kamehamehaaa!" devant la télé, on se prenait pour Son Goku... Faut dire, à l'époque, on était un peu simplets. Mais heureux!

Le truc fou? Budokai Tenkaichi 3 était tellement populaire qu'il y a encore des tournois qui se jouent aujourd'hui. Oui, en 2024 (et au-delà probablement). Des gens s'affrontent encore avec des PS2 et des manettes filaires, avec la même passion qu'à l'époque. C'est dire si le jeu a marqué les esprits.
Le secret du succès ?
Alors, quel était le secret de Budokai Tenkaichi 3? L'immense roster? Le gameplay simple mais fun? La nostalgie de Dragon Ball? Probablement un peu de tout ça. Mais je pense que c'était surtout un jeu qui parlait à notre âme d'enfant. Un jeu qui nous permettait de rêver, de nous prendre pour des super-guerriers, et de détruire des planètes (virtuellement, bien sûr) entre amis. Et ça, c'est précieux. Si vous n'y avez jamais joué, essayez-le. Mais attention, risque élevé de dépendance et de nostalgie aiguë!