
Ah, 30 ans... Le cap! C'est un peu comme passer de l'adolescence avec un scooter pétaradant à une voiture, enfin, normalement une voiture (parce que soyons honnêtes, certains restent fidèles au scooter, et tant mieux!). Ma fille, elle y est arrivée. Et comme tout parent un peu gaga, l'envie de marquer le coup avec un poème m'a pris. Un poème, vous imaginez? Moi qui suis plus à l'aise avec une recette de gratin dauphinois qu'avec les alexandrins.
Bon, d'accord, je ne suis pas Victor Hugo. Disons plutôt que je suis le Victor Hugo du SMS, celui qui maîtrise l'art de l'abréviation et des emojis. Mais pour ma fille, je me suis dit : "On se lance!"
L'inspiration, cette drôle de muse
Trouver l'inspiration, c'est un peu comme chercher ses clés le matin. On sait qu'elles sont là, quelque part, mais impossible de mettre la main dessus. Alors j'ai commencé par me remémorer les 30 dernières années. 30 ans! C'est plus long que le dernier concert de Johnny (ok, ça, c'est facile à dire).
Il y a eu les premiers pas maladroits, les genoux écorchés, les "maman, j'ai faim!", les colères de petite fille (qui parfois, il faut bien l'avouer, ressemblaient à de véritables tornades). Ces moments gravés à jamais, comme des photos jaunies que l'on retrouve dans un vieux carton.
Puis l'adolescence... Ah, l'adolescence! Période d'intense réflexion philosophique (sur le choix de la couleur du vernis à ongles, principalement) et de rébellion (contre le port obligatoire de la doudoune en plein mois d'août). Sans parler des premiers amours, aussi éphémères qu'une mode lancée par TikTok. Des souvenirs impérissables malgré tout.

Le défi du poème
Alors, comment condenser tout ça en quelques vers? C'était un peu comme essayer de faire tenir un éléphant dans une Twingo. Compliqué, voire impossible. J'ai feuilleté des recueils de poésie, cherché des rimes sur internet... J'ai même envisagé d'utiliser un générateur de poèmes (oui, ça existe!), mais l'idée me semblait un peu... impersonnelle.
Finalement, j'ai décidé d'écrire avec mon cœur. Oublier les rimes parfaites, les métaphores grandiloquentes. Simplement exprimer mon amour, ma fierté, et tout ce que je lui souhaite pour l'avenir.

Le résultat? Un poème imparfait, sans doute. Un peu bancal, peut-être. Mais un poème sincère, écrit avec l'amour d'une maman. Et je suis sûre que c'est ce qui compte le plus. Parce qu'après tout, 30 ans, c'est un âge magnifique. L'âge où l'on commence vraiment à s'épanouir, à tracer son propre chemin, à réaliser ses rêves... Et ça, ça vaut tous les poèmes du monde.
Alors, à ma fille... Joyeux anniversaire ! Que cette nouvelle décennie soit remplie de joie, de bonheur, et de gratin dauphinois (parce qu'il en faut, toujours!). Et surtout, n'oublie jamais : tu seras toujours ma petite fille, même quand tu auras l'âge de Mathusalem. 😉