
Alors, parlons de Satoshi Kon. Oui, lui. Le maître de l'animation qui tord le cerveau. Et soyons honnêtes, j'ai quelques petites choses à dire… peut-être un peu controversées. Accrochez-vous !
Perfect Blue : On est d'accord, c'est flippant ?
Perfect Blue, c'est culte, on le sait. Une idole pop qui devient actrice, la réalité qui se déforme… Brillant, certes. Mais est-ce que je suis la seule à avoir besoin d'un mois de thérapie après l'avoir regardé ? J'exagère peut-être… un peu. Mais quand même! Le malaise, c'est tout le film. J’ai plus peur de voir ça que de me retrouver coincée dans un ascenseur avec quelqu'un qui parle fort au téléphone. Et c'est dire!
La schizophrénie visuelle, c'est magnifique, mais...
Attention, je ne dis pas que c'est mal fait! Satoshi Kon était un génie. Simplement… il faut être préparé psychologiquement. Ce n'est pas le genre de film que tu mets pour te détendre après une dure journée. Non, non, non. C'est plutôt le genre de film qui te donne l'impression que ta dure journée n'était qu'une plaisanterie comparée à ce que tu viens de voir. Une petite piqûre de rappel: la réalité est parfois bien pourrie!
Millennium Actress : L'amour, le cinéma, et les sauts temporels...
Ah, Millennium Actress. L'histoire d'une actrice légendaire qui revisite sa vie à travers ses films. Très poétique, n'est-ce pas ? Mais… est-ce que je suis la seule à m'être un peu perdue dans tous ces flashbacks et mélanges de fiction et de réalité ? On a parfois l'impression de naviguer dans un labyrinthe sans carte. C'est beau, c'est émouvant, mais il faut avoir un GPS temporel intégré pour tout comprendre. Et je n'ai pas ça! (Dommage).
L'émotion, c'est indéniable. Mais... le rythme !
Je ne remets pas en question la puissance émotionnelle du film. La passion, le regret, la nostalgie… tout y est. Mais parfois, j'avais envie de crier : "Ralentis, Satoshi Kon ! Laisse-moi le temps de digérer tout ça !" Un peu comme quand tu manges une pizza entière en cinq minutes. C'est bon, mais tu le regrettes après.

Paprika : Des rêves fous, mais... trop fou ?
Paprika. Les rêves qui se connectent, la thérapie par l'image… C'est le film le plus "accessible" de Satoshi Kon, dit-on. Mais… est-ce que "accessible" veut dire "facile à comprendre" ? Parce que perso, j'ai encore des questions. Beaucoup de questions. Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer le sens de ce défilé géant d'objets hétéroclites dans le rêve collectif ? Non ? Personne ? OK, je suis donc officiellement larguée.
Un chef-d'œuvre visuel, oui. Mais… l'histoire ?
Visuellement, c'est une claque. Les couleurs, les transformations, l'imagination débordante… C'est de l'art pur. Mais l'histoire… on va dire que c'est comme essayer de démêler une pelote de laine avec les pieds. On s'y perd vite. Et on finit par abandonner. En tout cas, ça me donne envie de visiter le subconscient de Satoshi Kon. Mais avec un guide très compétent. Et un traducteur simultané. Et peut-être un casque anti-hallucinations.

Et Paranoia Agent, on en parle ?
Enfin, Paranoia Agent. Une série animée qui part d'une agression au hasard et qui se transforme en une exploration de la pression sociale et de la fuite de la réalité. C'est sombre, c'est bizarre, c'est… euh… typique de Satoshi Kon, quoi! Là je dois admettre que c'est mon favori. Bien que pas parfait, je pense qu'il est plus facile de le regarder que Perfect Blue par example.
Alors voilà, c'était mes petites pensées (pas si) secrètes sur l'œuvre de Satoshi Kon. Un génie incontestable, mais aussi un artiste qui aime nous torturer un peu les méninges. Et vous, vous en pensez quoi ? Êtes-vous d'accord avec moi, ou est-ce que je suis juste une pauvre âme égarée qui ne comprend rien à l'art ? Dites-moi tout ! (Mais soyez gentils, hein !)