
Salut les amis ! Installez-vous confortablement, commandez un petit café (ou un verre de rouge, qui juge ?) et laissez-moi vous parler d'un gars, Jean de la Fontaine, et d'une de ses fables les plus grinçantes : Selon que vous serez puissant ou misérable. Croyez-moi, c'est une histoire qui a autant de mordant aujourd'hui qu'il y a 350 ans !
La Fontaine, le Fabuliste Rock'n'Roll (enfin, presque)
Alors, La Fontaine, c'était un peu le rappeur poète satirique du 17ème siècle. Oubliez les perruques poudrées et les manières affectées, le gars avait un humour acerbe et une capacité incroyable à pointer du doigt les travers de la société... en se cachant derrière des animaux ! Malin, hein ? Imaginez un peu : il utilise des grenouilles, des lions, des renards pour tacler les puissants et dénoncer l'injustice. C'est du génie !
Sa vie ? Eh bien, disons qu'il n'était pas vraiment le plus grand gestionnaire de fortune du monde. On raconte qu'il oubliait régulièrement de payer ses factures, et qu'il laissait ses animaux de compagnie se promener... dans la maison des autres ! Un vrai bordel organisé, mais un bordel qui a produit des chefs-d'œuvre !
Le Pitch de "Selon que vous serez..." (Accrochez-vous !)
Cette fable, c'est un peu le Game of Thrones du règne animal. On a un Lion (le roi, évidemment, un peu con sur les bords), un Âne (le loser de service, celui qui se fait toujours avoir), et un Renard (le manipulateur, le beau parleur, celui qui s'en sort toujours). Le Lion fait un truc stupide (genre, il part à la chasse sans réfléchir et se blesse), et il a besoin d'un remède. Un remède... à base de peau d'âne, bien sûr !
L'âne, notre pauvre victime, est là, pépère, quand le Renard arrive avec un sourire en coin. "Cher Âne," dit-il, "le Roi a besoin de votre aide ! C'est un honneur ! Un privilège !" Et l'âne, qui n'a pas inventé la poudre, se laisse embobiner. Vous voyez venir le truc, non ? L'âne finit... disons, mal. Très mal.

La morale de l'histoire ? Elle est glaçante, mes amis. Elle tient en cette phrase : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » En clair : si t'es riche et influent, tu peux tout te permettre. Si t'es pauvre et faible, t'es foutu.
Décortiquons la Fable (Sans Se Faire Manger)
Pourquoi cette fable est-elle si percutante ? Analysons un peu :
- Le Lion : Il représente le pouvoir absolu, celui qui est au-dessus des lois. Il est bête, arrogant et impitoyable. Un peu comme certains politiciens, vous ne trouvez pas ? (Clin d'œil, clin d'œil).
- L'Âne : Il incarne la naïveté, la crédulité, la vulnérabilité. Il se fait avoir parce qu'il veut croire aux belles paroles et aux promesses. On en connaît tous des ânes, non ? (Bon, ne vous vexez pas si vous vous reconnaissez un peu).
- Le Renard : Ah, le Renard ! C'est le manipulateur par excellence, celui qui sait utiliser les faiblesses des autres à son profit. Il est rusé, cynique et sans scrupules. Le Renard, c'est un peu le conseiller de l'ombre du Lion, celui qui tire les ficelles.
Les Morceaux Choisis (Parce qu'on est Gourmands)
Quelques vers qui claquent, pour le plaisir :

- « Il n'est, pour casser les dents, rien de tel qu'un os. » (Traduction : pour se casser les dents, rien de tel qu'un os! C'est une façon de dire que le pouvoir peut se retourner contre ceux qui l'exercent.)
- « On vous fera raison, en termes fort civils. » (Traduction : On vous donnera une "bonne" raison, avec des manières très polies. C'est l'art de l'hypocrisie.)
- « Un Ane passa par là. » (Traduction : Un âne était là! Simple, efficace, et annonce le malheur.)
Ces vers, c'est de la dynamite ! Ils dénoncent l'hypocrisie, la violence du pouvoir et l'injustice flagrante. La Fontaine ne mâche pas ses mots (enfin, si, il les enrobe un peu dans du vocabulaire du 17ème siècle, mais l'idée est là !).
"Selon que vous serez..." Aujourd'hui : Ça Donne Quoi ?
Vous pensez que cette fable est dépassée ? Détrompez-vous ! Elle est plus que jamais d'actualité. On la retrouve dans :

- La politique : Les lobbies qui influencent les décisions des gouvernements, les scandales financiers où les puissants s'en sortent toujours, les promesses non tenues...
- Le monde de l'entreprise : Les licenciements abusifs, les salaires indécents des grands patrons, les injustices salariales...
- Les relations sociales : Le harcèlement scolaire, le pouvoir de l'influence sur les réseaux sociaux, les discriminations...
Partout où il y a du pouvoir, il y a le risque d'abus. La Fontaine nous rappelle qu'il faut rester vigilants, qu'il ne faut pas se laisser berner par les apparences et qu'il faut se battre pour la justice.
Alors, On Fait Quoi ? (La Minute "Devenir un Héro")
Bon, on ne va pas devenir des justiciers masqués (quoique...). Mais on peut faire des petites choses, à notre échelle :
- Être critique : Ne pas croire tout ce qu'on nous dit, vérifier les informations, se faire sa propre opinion.
- Être solidaire : Soutenir les plus faibles, dénoncer les injustices, ne pas rester les bras croisés.
- Être un peu renard, parfois : Apprendre à se défendre, à négocier, à ne pas se faire avoir. (Mais sans devenir des manipulateurs, hein ! L'équilibre est délicat.)
En conclusion, Selon que vous serez puissant ou misérable, c'est une fable qui nous fait rire (jaune, parfois), qui nous fait réfléchir, et qui nous donne envie de changer le monde (un petit peu). Alors, la prochaine fois que vous croiserez un lion, un âne ou un renard, pensez à La Fontaine. Et surtout, n'oubliez pas : Soyez rusés comme le renard, mais avec le cœur sur la main ! À la votre !