Tess Of The D'ubervilles

Alors, on va parler de Tess of the d'Urbervilles, le roman de Thomas Hardy. Oui, oui, celui qu'on vous a probablement fait lire au lycée et que vous avez peut-être (secrètement) détesté. Mais avant de zapper, promis, on va le dépoussiérer un peu. Imaginez... c'est un peu comme regarder une télé-réalité du 19ème siècle, mais en beaucoup, beaucoup plus tragique.

En gros, Tess, c'est une jeune femme de la campagne anglaise. Sa famille est... disons, un peu fauchée et pas forcément les lumières les plus brillantes du village. Un jour, ils apprennent qu'ils descendent d'une noble famille, les d'Urberville. Comme quand vous découvrez que votre arrière-arrière-grand-père était peut-être un pirate (ou un boulanger, c'est selon!), c'est le genre de révélation qui change (ou devrait changer) votre vie.

Mais au lieu de partir à la recherche d'un trésor caché ou d'un château en ruine, les parents de Tess l'envoient... chercher du boulot chez de soi-disant cousins d'Urberville. Là, c'est le début des ennuis, comme si elle avait cliqué sur un lien spam hyper louche sur internet. Et là, attention, spoiler alert pour ceux qui vivent encore dans une grotte: elle rencontre Alec d'Urberville. Et Alec, c'est un peu le mec relou par excellence. Genre le type qui se prend pour un séducteur irrésistible alors qu'il est juste... insistant. Vraiment, très insistant.

On ne va pas rentrer dans les détails (le livre le fait pour nous, et c'est déjà assez lourd comme ça), mais disons qu'il se passe des choses pas très jolies, et que Tess finit par revenir chez elle, enceinte. C'est un peu comme se réveiller après une soirée trop arrosée et réaliser qu'on a fait des choix... disons, discutables.

Maintenant, imaginez l'ambiance à la maison. Déjà que la famille était pas au top niveau soutien émotionnel, là, c'est le pompon. Elle donne naissance à un bébé, qui meurt peu après. C'est triste, hein? C'est un peu comme quand votre plante préférée rend l'âme malgré tous vos efforts. On se sent un peu responsable, un peu impuissant.

Tess, elle essaie de reconstruire sa vie. Elle part travailler dans une ferme laitière, un endroit bucolique, avec des vaches et tout. C'est un peu comme changer d'air après une rupture difficile, genre partir en vacances à la campagne pour oublier les problèmes.

Tess of the D'Urbervilles (2008) | TV fanart | fanart.tv
Tess of the D'Urbervilles (2008) | TV fanart | fanart.tv

Et là, miracle! Elle rencontre Angel Clare. Angel, c'est le mec parfait sur le papier. Beau, intelligent, idéaliste, tout ce qu'il faut. Un peu trop parfait, même. Il est un peu comme le profil Tinder idéal, celui qui vous fait douter de la réalité parce qu'il semble trop beau pour être vrai.

Ils tombent amoureux, ils se marient. Tout va bien... enfin, presque. Juste avant la nuit de noces, ils se confessent mutuellement leurs "péchés". Angel avoue une petite aventure passée. Tess, elle, lui raconte ce qui s'est passé avec Alec. Et là, c'est le drame. Angel, le mec idéaliste, se transforme en un juge impitoyable. Il ne peut pas accepter le passé de Tess. C'est un peu comme découvrir que votre partenaire a menti sur sa taille sur Tinder. C'est pas la fin du monde, mais ça crée un malaise.

Angel part au Brésil (oui, le Brésil! Pourquoi pas sur la lune, tant qu'à faire?). Il la quitte, la laisse se débrouiller seule. C'est un peu comme abandonner un chaton sur le bord de la route. C'est lâche, c'est cruel, et on a envie de lui crier dessus.

Tess of the D'Urbervilles by Thomas Hardy
Tess of the D'Urbervilles by Thomas Hardy

Tess se retrouve donc seule, de nouveau. Elle galère, elle travaille dur. Elle fait face à la misère, à la pauvreté, au jugement des autres. C'est un peu comme enchaîner les galères administratives sans fin, genre refaire sa carte d'identité, son passeport, sa carte vitale, tout en même temps. On a juste envie de se rouler en boule et d'attendre que ça passe.

Et puis, devinez qui réapparaît? Alec d'Urberville, bien sûr! Le boulet de service, celui qu'on n'arrive pas à se débarrasser. Il est encore plus pénible qu'avant, il essaie de la convaincre de revenir avec lui. Il est un peu comme un vendeur de matelas hyper insistant, qui vous suit partout dans le magasin en vous assurant que vous avez absolument besoin de son produit.

Tess, elle est désespérée. Angel est toujours au Brésil, elle n'a plus d'espoir. Elle finit par céder à Alec, pour survivre. C'est un peu comme manger des pâtes tous les jours quand on n'a plus d'argent. C'est pas idéal, mais ça remplit l'estomac.

tess - Tess of the D'urbervilles Photo (15601469) - Fanpop
tess - Tess of the D'urbervilles Photo (15601469) - Fanpop

Mais, comme dans toute bonne tragédie, ça ne pouvait pas bien finir. Angel revient, il réalise qu'il a fait une énorme erreur. Il retrouve Tess. Mais il est trop tard. Tess, dans un accès de désespoir et de rage (on la comprend!), tue Alec. C'est un peu comme péter un câble après une journée de boulot infernale et envoyer valser son ordinateur contre le mur. C'est impulsif, c'est irréversible.

Elle s'enfuit avec Angel, ils se cachent. Mais ils sont traqués par la police. Finalement, elle est arrêtée à Stonehenge. Oui, Stonehenge! Le summum du glauque. Elle est jugée et exécutée. C'est un peu comme se prendre un mur en pleine face. La fin est abrupte, injuste, tragique.

Pourquoi lire Tess of the d'Urbervilles aujourd'hui?

Parce que, même si le roman a été écrit il y a plus d'un siècle, il parle de choses qui sont toujours d'actualité. Le rôle de la femme dans la société, les inégalités sociales, le poids du passé, la difficulté de se reconstruire après un traumatisme. C'est un peu comme regarder un documentaire sur les problèmes du monde, mais avec une histoire plus touchante et des personnages plus attachants (enfin, pas Alec, on est d'accord).

Tess of the D'Ubervilles | Apple TV
Tess of the D'Ubervilles | Apple TV

Et puis, c'est une bonne leçon de vie. Ça nous rappelle qu'on ne doit pas juger les autres trop vite, qu'il faut faire preuve d'empathie, et qu'il faut accepter les erreurs du passé. C'est un peu comme recevoir un message de sagesse d'un vieux sage... mais en beaucoup plus déprimant.

En bref...

Tess of the d'Urbervilles, c'est un roman tragique, mais c'est aussi un roman puissant et bouleversant. C'est un peu comme regarder un film triste, mais qui vous marque durablement. Alors, la prochaine fois que vous chercherez un livre à lire, pensez à Tess. Elle vous fera peut-être pleurer, mais elle vous fera aussi réfléchir.

Et surtout, rappelez-vous : évitez les cousins d'Urberville, c'est rarement une bonne idée!