
Ah, le bonheur... C'est un peu comme essayer d'attraper un papillon. On court, on court, et parfois, on se prend les pieds dans le tapis! Mais quand on y pense, est-ce que le bonheur, ce ne serait pas plutôt une affaire de famille? Un truc qui se construit à plusieurs, comme une partie de Jenga infernale où chaque membre ajoute (ou retire!) une pièce?
Dans le film The Happiness of the Katakuris, de Takashi Miike, c'est un peu ça. Imaginez une famille, les Katakuris, qui décide de réaliser le rêve (un peu fou, soyons honnêtes) d'ouvrir une auberge. Un truc familial, chaleureux, l'idée parfaite pour se rapprocher, n'est-ce pas? Sauf que... disons que la réalité les rattrape avec la force d'un TGV lancé à pleine vitesse.
Personne ne vient! C'est le désert. La déprime. Vous voyez le genre? Un peu comme quand vous organisez une soirée déguisée et que... he bien, personne ne se déguise. L'humiliation est palpable.
Et puis, les ennuis commencent. Pas des petits ennuis genre "zut, j'ai oublié le pain". Non, des vrais ennuis. Des trucs... bizarres. Des morts mystérieuses. Des monstres en pâte à modeler. (Oui, oui, vous avez bien lu). C'est un peu comme si votre vie était une comédie musicale de série Z réalisée par un réalisateur sous acide.
Mais au milieu de ce chaos improbable, il y a une chose qui ressort : l'amour, ou du moins, une version très tordue de l'amour. Ils se chamaillent, se disputent, se trahissent (un peu), mais au final, ils sont là les uns pour les autres. Comme ces familles où, pendant le repas de Noël, on se lance des piques plus acérées que des couteaux à steak, mais où on sait qu'on s'aime quand même, au fond.

Ce qui est génial dans ce film, c'est qu'il nous montre que le bonheur, ce n'est pas forcément un long fleuve tranquille. C'est souvent bordélique, imprévisible, et parfois même un peu flippant. Mais c'est précisément dans ces moments de folie qu'on découvre la vraie force des liens familiaux.
C'est un peu comme quand vous êtes coincés dans un embouteillage avec votre famille. Au début, c'est l'enfer. Tout le monde râle. Mais au bout d'un moment, on finit par chanter à tue-tête des chansons ringardes, et on se dit que, finalement, c'est pas si mal d'être coincés ensemble.

Alors, si vous cherchez un film qui vous fera rire, pleurer (un peu) et peut-être même reconsidérer votre propre définition du bonheur familial, foncez voir The Happiness of the Katakuris. C'est un peu comme une thérapie de groupe... sauf que c'est plus drôle et qu'il y a des zombies en pâte à modeler.
En fin de compte, le bonheur, c'est peut-être juste ça : accepter sa famille, avec ses défauts, ses bizarreries et ses tendances à attirer les catastrophes. Et se dire que, même si la vie est parfois un peu (beaucoup) chaotique, on est quand même bien ensemble.