
Ah, Yu-Gi-Oh! Forbidden Memories. Le jeu qui a ruiné des amitiés et brisé des manettes PlayStation plus que n'importe quel Rage Quit de nos jours. Soyons honnêtes, qui ici n'a pas passé des heures à fusionner des monstres en espérant obtenir le Dragon Noir aux Yeux Rouges, seulement pour finir avec un... euh... dragon plus rouge que noir, et beaucoup moins intimidant ? Oui, nous sommes tous coupables.
La première chose qui frappe, c'est l'histoire, un chef-d'œuvre de logique alternative. Vous incarnez un Pharaon (parce que, évidemment, c'est la seule chose qu'on a le droit d'être dans l'Egypte ancienne) qui se retrouve embarqué dans une guerre contre des prêtres maléfiques. Jusque là, tout va bien. Sauf que... tout est confus, les personnages changent de camp comme de chemise, et vous vous demandez souvent si vous n'avez pas raté un épisode (spoiler : vous n'avez rien raté, c'est juste comme ça).
Les règles, mon Dieu, les règles !
Oubliez les Pendules, les XYZ, et autres joyeusetés modernes. Ici, on est dans le duel de fusion basique. La base, quoi. Mais attention, pas si simple ! Le système d'affinités (forêt bat machine, machine bat eau, etc.) est tellement arbitraire qu'on a l'impression que les développeurs ont tiré ça au sort en lançant des dés. Un monstre avec une attaque de 1200 peut battre un monstre avec 1800 ? Pourquoi pas ! La logique, dans Forbidden Memories, c'est un peu comme un fantôme : on en parle, mais on ne la voit jamais.
Et parlons-en, des fusions ! On passe des heures à grinder (et le mot est faible) pour obtenir des cartes spécifiques, juste pour découvrir qu'elles ne fusionnent pas comme on l'espérait. "Oh, tu voulais un Dragon Métallique Noir ? Désolé, t'as un Serpent Aquatique Métallique. Prochaine fois, peut-être ?" C'est cruel, mais c'est ça, Forbidden Memories : un entraînement à la patience (et à la résilience face à la déception).
Le plus beau, c'est quand un adversaire, avec son deck rempli de monstres ultra-rares (obtenus, on se demande bien comment...), vous écrase sans ménagement. Vous avez passé des semaines à essayer de chopper le Météore Noir Dragon et lui, il vous sort Exodia au premier tour. La vie est injuste, et Forbidden Memories est là pour nous le rappeler.

Les Duels SANS FIN
Les combats, parlons-en. Ils sont interminables. On clique, on fusionne, on attend que les animations se déroulent... Et on recommence. C'est presque une forme de méditation, si on oublie la frustration intense de perdre contre un deck rempli de cartes cheatées.
Mais au fond, c'est ça qui rend Forbidden Memories si attachant. C'est un jeu bourré de défauts, complètement déséquilibré, mais qui a un charme fou. On y revient, encore et encore, comme une sorte de masochisme ludique. On sait qu'on va souffrir, mais on ne peut pas s'en empêcher. Après tout, qui n'a jamais rêvé de pouvoir enfin battre ce satané Seto 3 avec un deck composé uniquement de Kuribohs ?

Alors, la prochaine fois que vous aurez envie de vous torturer, ressortez votre vieille PlayStation et lancez Forbidden Memories. Vous allez détester chaque seconde, mais vous ne pourrez pas vous arrêter. Et si jamais vous obtenez enfin le Dragon Noir aux Yeux Rouges... faites-moi signe ! (Et gardez-le bien à l'abri des voleurs de cartes, on ne sait jamais).
En conclusion, Yu-Gi-Oh! Forbidden Memories, c'est un peu comme un mauvais film : on sait que c'est nul, mais on ne peut pas s'empêcher de le regarder. Et puis, avouons-le, c'est toujours plus palpitant que de faire la vaisselle, non ? (Sauf si vous fusionnez vos éponges pour invoquer une Super Eponge Ultime, là, ça devient intéressant...).