
Alors, mes chéris, asseyez-vous confortablement et laissez-moi vous conter l'histoire croustillante d'un guerrier, disons... un peu trop zélé, exilé par le héros local et sa moitié. Oui, oui, vous avez bien entendu. Un exil digne d'une telenovela, mais avec plus d'épées et (malheureusement) moins de larmes.
Le Guerrier: Un Petit Excès de Zèle, Peut-Être?
Notre ami, que nous appellerons... Barnabé (parce que pourquoi pas?), était un guerrier absolument dévoué. Dévoué à la cause, dévoué à l'honneur, dévoué à un protocole rigide qui rendrait un robot jaloux. Le problème? Barnabé était un poil, un tout petit poil, obsessif. Il voyait le danger partout. Une mouche un peu trop bruyante? Un espion potentiel! Un nuage en forme de lapin? Un présage de malheur imminent! Vous voyez le genre.
Au début, le héros, un type du nom de Gédéon, appréciait cette vigilance. Qui n'aime pas avoir un garde du corps qui prend son travail au sérieux? Mais voilà, Gédéon avait aussi une petite amie, Rawenna, une jeune femme... disons, passionnée. Et Barnabé, lui, ne la voyait pas d'un très bon œil. Trop souriante, trop spontanée, trop... démonstrative. Aïe.
La Goutte d'Eau (ou Plutôt, l'Eau-de-Vie Trop Corsée)
Le point de rupture? Un dîner romantique. Gédéon avait organisé un festin à la chandelle pour Rawenna, en plein milieu d'une clairière idyllique. Charmant, n'est-ce pas? Sauf que Barnabé, lui, avait vu rouge. "Trop exposé! Aucun angle de fuite! Risque d'embuscade par les lutins!" avait-il décrété, avant de se lancer dans une démonstration, disons, bruyante de techniques de défense. L'ambiance, comme vous pouvez l'imaginer, en a pris un coup.
Quelques autres incidents du même genre plus tard (notamment, une tentative d'interdire les fleurs à cause de leurs "éventuels pollens allergènes" et une longue diatribe sur le "danger des couchers de soleil trop rouges"), Gédéon et Rawenna arrivèrent à une conclusion: Barnabé devait partir. Exilé! Banni! Adieu! (Avec une petite pension, quand même. Faut pas être mesquin.)

L'Exil: Un Nouveau Départ? (Peut-Être Pas)
Barnabé, donc, se retrouva exilé. Mais notre guerrier ne se laissa pas abattre. Il prit son exil comme une mission. Une mission de... sécurité accrue, bien sûr! Il fonda une petite communauté, où il imposa des règles strictes (pas de couleurs vives, interdiction de rire trop fort après 22h, port obligatoire de cotte de mailles pour jardiner). Le succès, disons, fut mitigé.
Voici quelques extraits du règlement intérieur de la communauté:
- Article 3, paragraphe 2: Toute personne surprise à chanter des chansons joyeuses sera immédiatement soumise à une séance de méditation sur les dangers du bonheur excessif.
- Article 7, alinéa b: L'usage de feux d'artifice est strictement interdit, sauf autorisation écrite du Conseil de Sécurité (composé de Barnabé lui-même).
- Article 12, section 4: Le port de chapeaux à plumes est considéré comme une provocation et sera puni d'une semaine de corvée de nettoyage des latrines.

Moralité de l'histoire? Même les meilleurs guerriers ont besoin d'un peu de recul. Et peut-être, juste peut-être, que Rawenna avait raison: Barnabé avait juste besoin d'un bon massage et d'une tasse de thé à la camomille. Ah, et aussi d'une interdiction à vie de s'approcher à moins de 50 mètres de tout dîner romantique. C'est plus prudent, vous voyez.
Alors, la prochaine fois que vous croiserez un guerrier un peu trop zélé, rappelez-vous l'histoire de Barnabé. Offrez-lui une fleur (artificielle, de préférence). Et surtout, ne l'invitez pas à votre prochaine soirée en amoureux. Vous me remercierez plus tard. 😉