
Ah, "Dans L'Interminable Ennui De La Plaine"... Ça sonne poétique, hein ? Mais en vrai, ça veut juste dire l'ennui mortel qu'on ressent quand on regarde une plaine à perte de vue. Genre, le genre d'ennui qui te fait compter les vaches une par une, et encore, faut déjà qu'il y ait des vaches.
Imagine. Tu es coincé dans une voiture, sur une autoroute qui traverse le fin fond de la Beauce, ou peut-être le centre de la France. Le paysage défile à la vitesse d'un escargot asthmatique. Des champs, des champs, encore des champs. Parfois, miracle, un silo à grains. Youpi.
C'est un peu comme regarder de la peinture sécher, mais en version XXL. Et le pire, c'est que ton téléphone n'a plus de réseau. Plus de TikTok, plus de nouvelles des potes, plus rien que... la plaine. Le vide intersidéral qui s'étend devant toi.
Quand l'ennui devient une philosophie
On a tous connu ça, non ? Que ce soit en voiture, en train, ou même en regardant pousser les plantes dans son jardin (oui, je sais, ça arrive). Ce sentiment d'ennui profond, abyssal, qui te donne envie de commencer une collection de timbres ou d'apprendre à tricoter avec des nouilles.
C'est le genre d'ennui qui te fait philosopher sur le sens de la vie. Genre, est-ce que vraiment, il y a un sens à la vie ? Est-ce qu'on est tous juste des petits pions sur un échiquier géant, condamnés à regarder des champs de blé à l'infini ?

Ou alors, tu te dis que tu pourrais écrire un roman sur cette expérience. Un roman philosophique et existentialiste, bien sûr, parce qu'un simple récit de voyage ne suffirait pas à capturer la profondeur de ton désespoir face à cette plaine qui n'en finit pas.
Les petites joies (ou pas) de la plaine
Bon, faut avouer, parfois, il y a des petites choses qui viennent égayer (très légèrement) ce paysage monotone. Une éolienne, par exemple. Ou un groupe de moutons qui broutent tranquillement. On se contente de peu, hein ?

Et puis, il y a le ciel. Souvent, dans ces coins-là, le ciel est immense, gigantesque. On peut admirer les nuages, imaginer des formes bizarres, essayer de deviner s'il va pleuvoir ou pas. C'est déjà ça de pris sur l'ennui.
Mais soyons honnêtes, après 5 minutes à contempler les nuages, on a envie de se taper la tête contre la vitre. Surtout si la chanson qui passe à la radio est encore plus ennuyeuse que le paysage. Oui, ça arrive.

Comment survivre à l'ennui de la plaine ?
Alors, comment on fait pour ne pas sombrer dans la folie quand on est confronté à "Dans L'Interminable Ennui De La Plaine" ? Voici quelques astuces (testées et approuvées, ou presque) :
- Chanter à tue-tête (même si tu chantes faux). Ça occupe et ça défoule.
- Inventer des histoires sur les gens qui vivent dans les maisons qu'on aperçoit au loin.
- Jouer au "je vois quelque chose de...", même si la seule chose que tu vois, c'est de l'herbe.
- Dormir. Solution radicale, mais efficace.
- Prier pour arriver à destination. On ne sait jamais, ça peut marcher.
Et surtout, rappelle-toi que ce n'est qu'un mauvais moment à passer. Bientôt, la plaine se terminera, tu retrouveras la civilisation, et tu pourras raconter à tout le monde ton aventure épique. Et là, l'ennui de la plaine deviendra une anecdote amusante. Enfin, peut-être.